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LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS



Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.

Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage .

  J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.

J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.

Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....



secret.jpg

mes autres blogs :
Orchis-mauve
Little Prince

http://papierlibre.over-blog.net  

Dimanche 5 juillet 2009
   
chaises pensives

Qu'y a-t-il de plus froid, de plus impersonnel qu'une chaise de jardin.





Le métal glacé, malgré ses volutes maniérées, n'a ni passé, ni avenir. Il ne changera jamais.















la chaise vide


                                                                        birdy
Et de plus ce noir donne froid à l'âme.







tristesse







                                                                                    l'adieu









la balustrade


Et pourtant je l'attend, je l'espère, je l'imagine
je lui parle


dialogue avec une ombre


Par juliette b. - Publié dans : ETRE PEINTRE - Communauté : Blog d'arts
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Mardi 30 juin 2009
 
Chapitre 4
John Coltrane et Archie Shepp déroulait leur Favorite Thing.
Assis au bar, derrière son whisky, il recevait l’image eidétique de la serveuse. Sa matérialité le frappait en pleine face. Ses hallucinants déplacements longitudinaux, ses rotations vers la machine à café, l’envolée de sa chevelure blonde, sa main rapide et fine autour des goulots sexes, le plongeaient dans une netteté nouvelle, un réel tellement donné, tellement offert, qu’il en écorchait son oeil avec une acidité tranchante mais cependant se maintenait hors de son psychisme. Son esprit était au sud.
 
La serveuse avait une très belle bouche.
Le soir même quand il jouit en elle, c’est le pseudo d’A. qui habita son cri.

 
Chapitre 5
Dimanche matin.
Des griffures sales de mascara noir laceraient l’oreiller blanc de A. Elle avait pleuré deux heures dans le noir avant que les cauchemars ne viennent hanter son sommeil de leurs racines anthropomorphes.
 
Chapitre 6
Quel jour était-ce ? Elle voudrait l’oublier. C’était un jour de plus, un de ces affreux jours, qui se suivent et se ressemblent tous. Peut-être mercredi…
Elle l’avait appelé. Elle n’aurait pas dû.
Pourquoi a-t-elle pleuré bêtement au téléphone ? Elle le regrette tant. Elle ne voulait pas lui montrer ça, lui faire entendre ça. Il est des jours, des jours, des jours et encore des jours où la marée de larmes cogne contre les digues de sa fierté, où, ballottée par les vagues elle ne sait plus à quel écueil s’accrocher.
Sa voix l’a caressée. Elle l’a aimée. Et pourtant elle regrette de ne pas savoir être forte, de toujours succomber à son appel, d’être si seule.
Elle voudrait être habitée, peuplée de sa main, de sa bouche, de ses mots, de toutes ses pensées.
Elle se sent liquide, vide, tellement immatérielle, tellement rien.
Elle se sent mourir.
Comment exister aujourd’hui ?
 
Lundi 11heures.
Caresses solitaires dans le noir de sa chambre.
Un café.
Le téléphone. Non.
 
Le désert s’agrandit.
 
Lundi 12h30
Le téléphone. Oui.


 
Par Arthémisia

http://corpsetame.over-blog.com/article-2535993.html



 

 
Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS AMIS - Communauté : Les beaux mots
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Samedi 27 juin 2009

l'allée


Notre Jardin nous le soignons, nous plantons suivant notre humeur,


devant la maison

link

nous le soignons avec amour contre de la sécheresse et des maladies,










mais nous ne le voyons pas vraiment.

Une amie passe
et sans rien dire, discrètement fait quelques photos...


....




 et nous sommes émus

C'est vrai qu'il est beau.....






 Comme nous l'aimons

Bien sûr ce n'est pas le beau jardin un peu fou de Russalka  mais notre espace est plus restreint
et peut-être notre esprit moins poète

Par juliette b. - Publié dans : MON JOURNAL - Communauté : L'âme du poète
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Mercredi 24 juin 2009


"la table de pierre"
(dans mon enfance elle était entourée d'arbustes dans un joyeux désordre)
et une partie de l'ancier poulailler



Il était si vaste le jardin de mon Grand-Père si plein de merveilles, Je ne saurais toutes les décrire.
Au hasard de mes souvenirs, ce qui avait le plus étonné la petite fille que j’étais, le buisson de mûres sans épines, et grosses et noires.
Et le poulailler un petite oeuvre d’art en briques où on avait logé  les lapins. Comme je les aimais, j’allais leur confier mes petites peines, les caresser, leur donner une carotte en cachette….
Par contre je n’aimais pas les poules, mais j’accompagnais la Mé quand elle leur jetait des graines, « piou, piou, piou « leur disions nous, elles venaient en répondant : «  cot, cot, cot »
Et le buisson de framboisier, J’en mangeais, j’en mangeais, car rien n’était interdit chez ma grand-mère, ‘Vas ma petite, vas, fais-toi plaisir’

Qu’il était profond ce jardin,vers le mur trônait  un noyer et surtout un immense prunier, on le secouait et il pleuvait des « blauches », mais il ne fallait pas tomber ,autour de lui il n’y avait que des orties…. Que j’ai pleuré ce jour-là, les fesses tout en cloques !

Alors la Mé m’a prise sur ses genoux après m’avoir enduite de vinaigre, et m’a dit de si douces paroles en patois, et l’ai embrassée sur ses joues ridées en lui répétant « que tu es belle, Mé, que tu es douce, «  et elle me répondait comme toujours « je ne suis qu’une peute vieille »

N’oublions âs le jardin bourgeois sur le devant, le domaine de ma grand-mère Alice, la fille de Mé.

Il y avait surtout une table de pierre, faîte d’une immense meule où l’on pouvait s’installer à
six.
On passait les assiettes et les plats par la fenêtre de la cuisine toute proche, des plats si délicieux, des champignons que mon grand-père était allé ramasser dans les bois (des chanterelles et des trompettes de la mort noir-bleuté) et surtout les merveilleux choux à la crème qui avalaient, tant ils étaient gros ,d’énormes cuillerées de crème fouettée.

Continuons où l’accueillant perron était entouré de fleurs, des « désespoirs du peintre, des plantes de rocailles, des iris et surtout un rosier aux fleurs  blanc-rose, que ma grand-mère appelait « mes roses porcelaine »

Mais j’ai oublié la tonnelle derrière, vers le puits dont on tirait de l’eau glacée et où la famille se réunissait le soir, à la fraîche. La chatte nous amenait ses petits un à un et Mé disait de sa voix douce, « voilà elle a tout son monde » et nous aussi.

Je crois qu’il faut que je m’arrête, les souvenirs sont trop beaux, trop émouvants, ils m’enveloppent de leur poids léger, léger et ineffaçable, de l’époque où j’étais une petite fille  heureuse.
Juliette


Par juliette b. - Publié dans : MON JOURNAL - Communauté : papierlibre
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Dimanche 21 juin 2009




Chapitre 3

Sa voix était de pierre, de ces cailloux tombés au fond des torrents de montagnes, de ces galets roulés sans cesse par les mers, brutaux et bruts. Elle arrivait de loin, des entrailles de la terre d’où elle avait surgi, lave rouge en fusion, soudain solidifiée au sortir de sa bouche. Son corps était volcan.
La terre ne triche pas. Sa voix était vraie.
 
Au creux de ces sonorités tellurique, elle décelait cependant une fragilité, de celles du bois mort se brisant sous le pas, de celles de la lame qui soudain se casse net. Elle y lisait la délicatesse de la blessure, l’aumône du temps, les cadeaux douloureux de la vie, la tristesse de l’absence, les questions sans réponses, la solitude. Une brèche.
 
Elle s’y est engagée. Le fallait-il ?
Les parois de son corps l’ont ainsi accueillie. Elle était dans son nid, entre ses lèvres, entre deux murailles chaudes qui l’engloutissaient, l’anéantissaient, la protégeaient, la prenaient, toute.
Elle n’avait plus peur.
Elle n’avait plus froid.
Le sang incolore du doute ne coulait plus de ses yeux.
 
Elle était en lui, dans sa main, dans sa tête. Il la vivait. Il la faisait vivre.
Espoir.
Ils allaient l’un vers l’autre.

Arthelisia Copyright ©

http://corpsetame.over-blog.com/article-2535993.html
 
 
Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS AMIS - Communauté : Les beaux mots
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