Lundi matin 5 heures.
Je suis couchée, les mains croisées sur la poitrine comme une sainte, je dors.
Un coup sur l’estomac, je grogne en me retournant, un autre dans le dos « Oh ! Léo, mais tu me fais mal ! » Mes cheveux sont tirés en tout sens, comme si j’avais un nid de souris sur la tête. « Oh ! non, mais Léo, arrête, ce n’est pas l’heure ! »
Ne croyez pas que je fais partie des femmes battues, ni que mon mari qui se nomme Marcel est pris d’un désir urgent….. Non, Léo, c’est notre petit matou, pas encore deux ans. : il a faim.
5heures 30, je me lève en soupirant « bon, viens manger ». J’ouvre le réfrigérateur, en faisant bien attention qu’il ne s’y jette pas, sorts sa boite, je peux à peine le servir, tant il bouscule la cuillère. Il engloutit la pâtée, au fur et à mesure.
Ensuite, je vais jusqu’au garage, où Rose, notre belle persane (elle nous a trouvés un jour de mai), ferme la porte derrière moi et lui sers sa pâtée spéciale. (mademoiselle souffre des reins).
Je la laisse en prenant soin de fermer à clé.
(Léo sait ouvrir les portes en se pendant à la poignée…. Mais il ne sait pas encore tourner la clé)
Maintenant je suis bien réveillée, je prépare mon premier thé et retourne dans mon lit, pour le siroter, et lire un peu.
Rose, libérée, vient contre moi, après quelques hésitations inutiles, puisqu’elle choisit toujours de se mettre contre ma hanche.
Léo , après avoir nettoyé la gamelle de sa « soeur »e, vient me dire des choses aimables et se couche sur mes piedsi Tout est calme. Je somnole un peu et me lève vers 7h30.
Je prépare une deuxième tasse de thé, un fromage blanc et un petit pain grillé. Je prends bien soin d’apporter deux petites assiettes, pour les chats qui m’ont suivie. Avant de commencer, je leur mets à chacun une cuillerée de fromage et je mange le reste.
Léo veut aussi de la biscotte, (il a des goûts très divers) et un peu de lait pour chacun.
Là, ils sont repus et après une promenade hygiénique dans le jardin, chacun vient s’installer confortablement pour une digestion agréable.
J’allume Phyllis (c’est l’ordinateur), regarde mes messages, fais quelques visites, et monte dans la véranda-atelier.
Je travaille un moment soit la peinture, soit le dessin.
Puis un bon bain dans lequel, cette fois je ne me noierai pas, et Marcel m’appelle pour le repas.
C’est lui qui s’en charge maintenant.
Les chats sont déjà dans la cuisine, Léo saute sur les meubles et de là observe les allées et venues. Marcel sort deux tranches de viande, se retourne, Léo est déjà parti avec un morceau, nous lui courrons après, dans toute la maison, on finit par le récupérer, elle ne vaut plus rien, bien sûr, mais au moins il n’a pas tout eu. Nous nous partagerons celle qui reste.
Nous passons à table…les deux chats sont déjà là, Ils s’approchent petit à petit, je les repousse.
Je vais chercher ma tranche de pain dans le grille-pain, elle n’y est plus, nouveaux cris, nouvelle course dans la maison, on la récupère, pour la jeter..
Nous arrivons tant bien que mal à la fin du repas, en repoussant Léo, qui sans honte et sans remords veut se servir en fromage.
La solution serait de les mettre dehors….mais « ça fend le cœur » de Marcel, alors…
Maintenant, les chats se reposent, comme tous les félins, ils dorment dans la journée, pendant que nous vaquons à nos affaires.
17heures, la faim les reprend. Pour manifester son impatience, Léo saute sur le haut des armoires, (comme les alpinistes dans l’Everest, il a décidé de faire tous les sommets), ou sur la table de Phyllis, en faisant tomber mes papiers, appuie sur les touches. Il est furieux d’avoir à attendre.
17h30, je leur donne leur second repas, toujours chacun dans une pièce, et je peux m’occuper un instant de « Papier Libre », en attendant le repas du soir qui se déroulera dans les mêmes conditions de ville assiégée.
Si Marcel a laissé des légumes cuits dans un plat, ou des tranches de melon, le chat s’est déjà servi, donc il faut jeter ce qu’il a touché.
En principe, on enferme tout dans les meubles à portes aimantées, mais cela non plus ne lui résiste pas, il a donc fallu bloquer les portes.
Repas terminé, vaisselle rangée avant qu’il en fasse le nettoyage, je peux enfin me reposer devant la télévision.
C’est l’heure de grâce, Rose vient s’installer sur mes genoux, Léo va voir du côté de Marcel, mais ne le trouvant pas assez confortable, décide de venir aussi vers moi. Je dois donc le prendre dans mes bras (c’est un peu fatiguant, mais, vous avez compris, je l’adore)
Il est content, il ronronne.
22 heures,Monsieur a envie de sortir.
Si on ne le fait pas, il se débrouilera pour ouvrir la porte d’entrée. Pleine d’attention, je lui dis : « ne rentre pas trop tard »
Nous nous couchons, chacun lit et tente de s’endormir, à l’écoute cependant : Enfin, la porte d’entrée s’ouvre à grand bruit, vers minuit ou deux heures. Je vais refermer (cela Léo ne l’a pas encore appris, ne désespérons pas).
Il vient se coucher contre moi en ronronnant, après avoir eu des caresses qu’il semble trouver bien méritées.
Mardi 5 heures…..vous savez la suite.
Quelques petites variantes horaires ou sur la nature et le nombre de vols.
Mercredi….
Jeudi…..
Vendredi….
Samedi……
Dimanche…..
La semaine est finie, une autre recommence….
juliette
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
Ce fut un bel été
Étrange et capricieux
Tantôt sombre
Tantôt brûlant
Nous parlions
Nous riions
Nous pleurions
Je n’osais la toucher
De crainte de lui déplaire
Elle était souvent tendre
Parfois triste
Ou violente
Elle m’aimait, je le sais
Me rejetait parfois
Fuyant par les rues
Et je courais aussi
La rejoindre
L’étreindre
Ah ! l’embrasser encore !
Puis ce fut la douleur
brûlante et sombre aussi
L’automne est là maintenant
En sa rousseur douce
Et ses pluies tièdes
Lavent mes joues
Et je souris parfois
Et je souris encore
Et je souris toujours
juliette
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
CONTENU DE MON SAC
D’abord vous dire ce qu’il n’y a pas :
Pas de petit miroir, ni poudre, ni rouge à lèvre, aucun « nécessaire de beauté » (je ne me néglige pas pour autant, mais je n’ai pas besoin de « retouches ! «
Seul un peigne a échappé (parce qu’ici il y a souvent du vent)
On y trouve le maximum d’objets violets :
le stylo
Le porte-monnaie
L’étui à lunette et son petit chiffon nettoyant
L’étui du portable (rose-mauve)
Puis un carnet d’adresses, un vrai fouillis, qui me sert aussi de « pense-bête »
Une boîte à pastilles en forme de quart de lune, (1930) avec décor de la même époque : une skieuse. Il contient dfes pastilles au miel, pour m'adoucir le caractère ... sourire
Une montre gousset décor 1940, (je l'ai choisi parce que mon père avait un porte-cigarette avec des motifs géométrique). Je suis Phosphorus en Homéopathie, rien ne doit me serrer, ni le cou, ni la taille, ni les poignets.
Le Portefeuille contient banalement tous les papiers d’identité et cartes diverses habituelles….
mais aussi deux photos, celles de mes filles et un petit dessin du souvenir ......
Je le décrypte pour vous : "c'est tout cassé....maman j'ai perdu la tête"
Pour le reste ce ne sont qu’objets de hasard
Juliette
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
illustration j.beaudroitTOUT EST PUR POUR QUI EST PUR
Oiseau voit-il le mal
En gobant une mouche
Lionne tuant un zèbre
Pense à ses petits
Serpent n’est pas cruel
En happant un raton
Chatte ne voit le mal
De guetter la souris
Loup en chasse de chair
A besoin de survivre
Aigle tuant sa proie
N’est pas un criminel
Ni le loup la brebis
Sans le moindre état d’âme
Seul l’homme sait ses crimes
En chassant la biche, le lièvre ou le perdreau
Et moi…. humaine trop humaine
JE CONFESSE MES GRÂCES
juliette b
http://ecritureludique.over-blog.com
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
Je me suis aperçue hier que ma liste de LIENS que j'ai appelé "MES PRÉFÉRÉS" avait disparue ! VIDE
J'ai pu la retrouver en cache chez Google.
Mais...je n'ai pas vos adresses en tête, donc petit à petit je la reconstitue.
Si vous vous sentez trop malheureux de ne plus y être, laissez-moi un commentaire, je m'empresserai de vous y accueillir à nouveau.
Bien amicalement
juliette b
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
