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Papier Libre

Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 00:36




taillis-d-ombre.jpg

Parmi les songes

D’une forêt ombreuse

Je flotte légère

En recherche

De tendresses multiples

De caresses chatoyantes

D’offrandes sensuelles

Sombres et suppliantes


Pourquoi attendre

Ce bonheur défendu

Il est là dans mon rêve

Il est là dans mes bras

Il est sur ma bouche

Il est dans mon corps

Il est la sève vivante,

Et chaude de ton offrande



Juliette


 

Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 17:26
vagues-de-ton-silence.JPG
j.beaudroit

Lorsque le temps viendra

De quitter ce séjour

J’offrirai les parfums

De ma tendresse douce

Poserai devant toi

L’or de mon cœur ému,

Les souvenirs cruels

De nos vies usurpées,

Nos rires évanouis

Nos larmes échangées

Nos sourires complices

Nos secrets éperdus

Nos colères stupides

Et le temps oublié

Dans l’océan des jours


Juliette

Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : Les beaux mots
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 00:28


perroquet.jpg


Il était une fois un oiseau enfermé à une cage, accrochée à une fenêtre.

Las ! c’était un gros oiseau, un perroquet…

Il était beau, coloré de vert et de rouge, le bec orgueilleux, la voix forte.

Mais il ne pouvait pas se déplacer, , ni sauter, ni tourner.

Il essayait bien de déployer ses ailes, mais ses plumes s’abimaient aux bareaux de la cage.

On le rentrait le soir, et il essayait pas ses cris  d’exposer son problème, mais on ne le comprenait pas,

Il se résignait en regardant la télévision et là il voyait ses congénères voler de branches en branches, il les écoutait, répétait leurs cris… sans succès.

Il regardait aussi des films d’aventures, de gangster.

Il remarqua qu’une phrase était souvent prononcée, et que ces mots semblaient amener d’autres sons répétitifs

Il s’exerça, s’exerça, et enfin un jour où on l’accrocha à sa fenêtre, il cria :

AU SECOURS ! AU SECOURS et cela sans discontinuer.

Et le fit aussitôt suivre d’une série de PIN-PON très réussies

Il remarqua que des têtes se levaient, des fenêtres s’ouvraient, on lui parlait même, les gamins l’encourageaient en répétant avec lui ; AU SECOURS ! PIN-PON

Tant et si bien que les voisins vinrent en délégation exiger que ce pauvre oiseau aux plumes usées par la cage, désespéré, dépressif soit enfin libéré.

Il fut accueilli dans un jardin par un brave homme de couleur sombre qui fit remonter en lui d’heureux souvenirs. Avec un vaste sourire de ses dents blanches, il le posa sur son épaule et lui offrit des fruits, des graines, des sourires.

Je m’appelle FET.NAT, je suis né le 14 Juillet, et toi je t’appellerai PIN-PON

Ils rirent tous deux à gorge et bec déployés…

Juliette

Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : papierlibre
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 00:05



Sur une consigne de "Papier Libre"


Elle traverse la vaste place de la grande ville, elle regarde ces êtres, des humains comme elle, ils marchent, marchent, ils regardent le sol, ils regardent devant eux, ils ne regardent rien, même pas le ciel léger de cet automne généreux

Elle les voit venir vers elle, leurs visages  sont ailleurs, leurs pensées aussi, leurs yeux  sont en eux.

Elle concentre son regard sur chacun, sur chacune, jolie fille ou étudiant, bourgeoise élégante ou ouvrière, mère de famille l’attention rivée sur son rejeton.

Elle les voit venir de loin : quelles sont leurs peines ? quelles sont leurs joies ? Rien n’émane d’eux.


Ils sont comme une grande  déferlante humaine, glissant vers les rives du Lac d’Indifférence

Juliette

 

http://beaudroit.com

Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : Les beaux mots
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 08:26




Elle est belle et grande, ancienne, mon armoire à Secrets.

Un jour j'en ai changé la serrure et gardé la clé sous mon oreiller.

Mes secrets sont sur tous les rayons,

Tout en haut les Livres illustrés de mes peintres. Je dis "mes" parce que je les aime exclusivement, et parfois cela surprend, ou choque.

Puis mes petites passions sur le rayon suivant, dont on se moque un peu, ici et là :

mes livres d'astrologie, lus, relus, étudiés. Cornés, anotés

Mon Tarot de Marseille

Mes boites de photographies, celles où je suis nue, dans la beauté de la jeunesse, debout sur un rocher, ma robe s'envolant au vent, ou couchée sur le sable parmi les ajoncs.

Plus bas, les catalogues de mes expositions, les "books" où j'ai collectionné les articles des critiques qui ont aimé mes toiles.

Voisinant sans raison apparente les livrets des concerts et des opéras que j'ai vus depuis ....tant d'années, compagnons de mes émotions

Enfin des boites, celles qui renferment les souvenirs de mes amants....

Vous comprenez maintenant que cette belle et grande armoire soit fermée à clé, et la clé sous mon oreiller.


Juliette


Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : Les beaux mots
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