BIENVENUE
LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS
Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.
Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage.
J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.
J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.
Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....

mes autres blogs :
orchis-mauve
http://papierlibre.over-blog.net
Photos Copyright © Arthémisiahttp://corpsetame.over-blog.com
Impudique
Sous vos regards
Tendres
J’offre mon secret
Pâle
Et frissonnant
A vos désirs
Tremblants
Ma chair pâle
Ouverte
Tous pétales étalés
En corolle
Relevés
En grâce
Frissonnante
Et diapré
Pâles et rosés
Jaunes des ors
Brûlants
Blancs de pudeur
Fausse
Mauves et timides
Violets, violents,
Violés
J’élève ma hampe
Fière et oblongue
Adamantine
Loin au-dessus
De vos timidités
Et m’effacerai
sans crainte
De me dévoiler
O.

Symphonie n°3 de Camille Saint-Saens
OP 78 avec Orgue (Cavallier-Cohl)
sombres des contrebasses, en chants majestueux,
volent au dessus de la foule silencieuse, fascinée.
La vaste voix de l'orgue, en sa magie puissante
enveloppe les âmes d'un bonheur partagé
Concert où tous les instruments s'unissent
en une merveilleuse harmonie
et chaque note en une poèsie !
Juliette
comment as-tu si bien lu à travers ces vagues,
le secret de cette âme perdue
La mer, en ce temps là, ne remuait pas, parce que ton regard était dans le mien, les anges et seulement eux remuaient gaiement dans les tableaux de nos vies, nous étions belles toutes les trois, villes et campagnes chantaient pour nous, le ciel était plein d’oiseaux et la pluie, si elle venait à tomber, ne faisait que ronronner comme un chat, nos cœurs faisaient des soupirs d’allégresse,
La mer, un jour, a broyé ton image, en amenant des vagues qui installèrent un silence entre nous, il y a eu une tempête, et il n’y eu plus que moi et mon image, image qui se métamorphosa, et toi tu disparu dans le brouillard,
Les vagues à jamais s’abaissèrent comme un rideau, et je te cherchais dans mes rêves, et je du engranger les souvenirs,
Nageras-tu alors, O belle sirène, pour me rejoindre moi qui t’attends derrière la fenêtre,
Je veux croire que tu viendras un jour apaiser mes tourments en traversant ces vagues qui sont comme des yeux et un cœur pleins d’un spleen amoureux
Mikel
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Miroir d’eau
Face de plomb
Sans âme
Vacuité
Suis une ombre
Ne suis que pénombre
Léger nuage d’orage
Pâle lueur du soir
Brume du matin
Reflet au fond d’un lac
Souvenir si ténu
M’y suis oubliée
Personne ne me voit
Personne ne m’entend
Suis perdue
Dans le dédale
Sans fin
De ma déserrance
Absorbée
Disparue
Ne suis plus qu’eau
Miroir d’O
"Secret" - juliette beaudroitMikel a écrit ce poème rêveur sur le tableau SECRETS, qui sert d'illustration de mon blog, et est un peu sa raison d'être.
Bien sûr ce n'est pas dans cet esprit que je l'ai peint, mais cela m'est agréable de voir ces deux personnages transformées en Fées.
MERCI MIKEL
"Une féerie est allée au rêve, elle a pris des guirlandes avec sa main et a fait des lacets avec ses doigts, elle a voyagé dans le sommeil et elle s’est éveillée de l’autre
coté, là où la chrysalide de papillon a poussé dans le noir,
Etincelante et miroitante, gaie et pleine de printemps dans les yeux, la fée a murmuré une chanson très mélodieuse, juste au milieu de l’abîme, pour apaiser une tempête et pour détremper l’acier, pour faire refleurir les plates-bandes et pour dorer le plomb,
Mais la fée en rencontra une autre, l’une dormait l’autre pas : alors leur peau se touchèrent et elles révèrent ensemble, en même temps,
Les fils s’effilochèrent avec grâce dans le décor puis se rejoignirent, puis se touchèrent, ils éclaboussèrent les visages et créèrent une magie pâle qui fit s’éteindre un cauchemar qu’on voyait à l’arrière-plan,
Les rêves des fées s’interpénètrent toujours, et disent ainsi leur amour "Mikel
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