BIENVENUE
LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS
Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.
Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage.
J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.
J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.
Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....

mes autres blogs :
orchis-mauve
http://papierlibre.over-blog.net
Nos pensées sont notre richesse, personne ne pourra les débusquer, les trahir, nous les offrons en silence .
Les miennes vont à un cœur trop silencieux, trop absent, trop lointain....
par juliette b.
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POÉSIE

C’est le 14 Juillet, je pédale courageusement avec mes amis pour une longue promenade en campagne.
Il est huit heures du matin, il règne une fraîcheur un peu lourde de la chaleur à venir.
Nous traversons des champs, une forte odeur de blés mûrs me saisit, un malaise léger m’envahit.
On décide de s’arrêter un moment, nous prenons un chemin de traverse, qui se termine en verdure dans un champ aux épis si lourds, que les tiges se couchent déjà. « La récolte sera belle » dit doctement le plus âgé, fils de paysans échoué en ville. « mais ils devraient se dépêcher de moissonner. Regarde-moi ce ciel ! Ah ! mes amis, il se prépare un bel orage. »
Mais paresseux, nous restons étendus dans l’ocre d’or ondulant dans le vent d’été. Je prends un épi, l’écrase dans ma main, croque un grain, « Tiens, ça a un goût de farine ….».
Le chemin verdoyant s’avance vers l’horizon, une envie d’évasion me saisit, je cours en riant, et aussitôt une nuée de corbeaux d’élève emplissant l’air de croassements sauvagement désagréables. Je m’arrête surprise et tombe dans les bras du garçon blond, le nouveau venu, qui me suivait à pas de loup. Il en profite pour m’embrasser maladroitement dans le cou, je me dégage mollement, d’un « noooon » peu convaincu. L’air parfumé m’enivre légèrement, .......
je vois deux soleils tournoyants dans le ciel comme des feux d’artifice....
Juliette ….
par juliette b.
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RÉCITS

Il y a des instants comme cela, si noirs, mais il faut attendre avec calme, ne pas les refuser, les laisser s'user sur notre courage, les assumer et vivre notre patience d'être. Se réfugier en soi-même, au plus profond de sa nuit, jusqu’à ce qu’une petite lumière scintille, qu’un feu follet parcours la lande, en dansant, le suivre des yeux seulement, ne pas vouloir le retenir, il n’est pas porteur de bonheur, il vient des profondeurs méphitiques de la terre.
par juliette b.
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MON JOURNAL
.
Je m’appelle Julia, ma maman est morte à ma naissance, et très vite mon papa s’est remarié. J’ai donc eu une marâtre (une vraie), et ensuite deux sœurs.
Elles ne m’aiment pas, et comme mon papa est souvent en voyage, elles me font faire tout le travail à la maison.
Mes sœurs me battent, me griffent, me font tomber exprès dans le foyer quand je nettoie, et comme je suis toute poussiéreuse, elles et toute la maisonnée m’appellent Cendrillon.
Ça me fait pleurer, parce que mon vrai nom c’est Julia.
Mais j’ai de la chance, j’ai une marraine-fée, elle vient me voir parfois la nuit, quand elle n’est pas trop loin ni trop occupée. Je l’espère chaque soir, et pour qu’elle soit contente, lorsque tout le monde est couché, je vais tirer un seau d’eau au puits, et je me lave, et quand je me regarde dans le morceau de miroir qui est caché sous mon maigre matelas, je me dis que je suis plus jolie que mes sœurs, malgré leurs belles robes.
Je lave aussi mes vêtements qui sont toujours déchirés, mais je les recouds, je me fais belle et j’attends.
Cette nuit elle est venue, je me suis précipitée dans ses bras, elle m’a embrassée tendrement, et j’ai pleuré contre sa douce poitrine.
« Pourquoi Marraine, toi qui est fée, tu ne m’emmènes pas loin d’ici ? »
-« C’est pour bientôt, ma petite chérie, j’attendais que le prince soit en âge de se marier. Il va donner un grand bal pour se choisir femme, et tu iras, dans un carrosse doré, avec une jolie robe.
Tiens la voilà. »
Et Julia-Cendrillon, se voit vêtue d’une longue tunique blanche, vaporeuse, faite de nuages et de rayons de lune..
Oh, comme elle est belle, merci ma Marraine chérie, mais je ne veux pas aller à ce bal, je veux partir d’ici, avec ma robe d’alizé et de brumes, je me sens si légère !! Je t’en prie, Marraine, souffle juste un peu sur moi, et je m’envolerai pour toujours.
Du prince je n’en veux pas, il a un regard bleu et moqueur, je le vois tourner autour de toutes les filles de la ville, il les caresse du regard…. Il me rendra malheureuse. Non je n’en veux pas »
La marraine-fée effleura avec tendresse le front de la petite fille devenue si belle, et Julia, s’envola doucement jusqu’aux étoiles, en souriant de bonheur .
Juliette
Je m’appelle Julia, ma maman est morte à ma naissance, et très vite mon papa s’est remarié. J’ai donc eu une marâtre (une vraie), et ensuite deux sœurs.
Elles ne m’aiment pas, et comme mon papa est souvent en voyage, elles me font faire tout le travail à la maison.
Mes sœurs me battent, me griffent, me font tomber exprès dans le foyer quand je nettoie, et comme je suis toute poussiéreuse, elles et toute la maisonnée m’appellent Cendrillon.
Ça me fait pleurer, parce que mon vrai nom c’est Julia.
Mais j’ai de la chance, j’ai une marraine-fée, elle vient me voir parfois la nuit, quand elle n’est pas trop loin ni trop occupée. Je l’espère chaque soir, et pour qu’elle soit contente, lorsque tout le monde est couché, je vais tirer un seau d’eau au puits, et je me lave, et quand je me regarde dans le morceau de miroir qui est caché sous mon maigre matelas, je me dis que je suis plus jolie que mes sœurs, malgré leurs belles robes.
Je lave aussi mes vêtements qui sont toujours déchirés, mais je les recouds, je me fais belle et j’attends.
Cette nuit elle est venue, je me suis précipitée dans ses bras, elle m’a embrassée tendrement, et j’ai pleuré contre sa douce poitrine.
« Pourquoi Marraine, toi qui est fée, tu ne m’emmènes pas loin d’ici ? »
-« C’est pour bientôt, ma petite chérie, j’attendais que le prince soit en âge de se marier. Il va donner un grand bal pour se choisir femme, et tu iras, dans un carrosse doré, avec une jolie robe.
Tiens la voilà. »
Et Julia-Cendrillon, se voit vêtue d’une longue tunique blanche, vaporeuse, faite de nuages et de rayons de lune..
Oh, comme elle est belle, merci ma Marraine chérie, mais je ne veux pas aller à ce bal, je veux partir d’ici, avec ma robe d’alizé et de brumes, je me sens si légère !! Je t’en prie, Marraine, souffle juste un peu sur moi, et je m’envolerai pour toujours.
Du prince je n’en veux pas, il a un regard bleu et moqueur, je le vois tourner autour de toutes les filles de la ville, il les caresse du regard…. Il me rendra malheureuse. Non je n’en veux pas »
La marraine-fée effleura avec tendresse le front de la petite fille devenue si belle, et Julia, s’envola doucement jusqu’aux étoiles, en souriant de bonheur .
Juliette
par juliette b.
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RÉCITS
Je ris quand j'entends dire
Que le poisson dans l'eau a soif.
tu ne vois pas
Que le réel est dans ta maison
Et tu erres insouciant
De forêt en forêt
Chez toi est la vérité !
Va où tu veux....
Si tu ne trouves pas ton âme
Le monde pour toi
est sans réalité.
Kabir
Poète Hindou du 15ème sciècle
(traduction de Rabin Dranath Tagore)
par juliette b.
publié dans :
POÉSIE
