Texte Libre
LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS
Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.
Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage .
J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.
J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.
Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....

mes autres blogs :
Little Prince
Orchis-mauve
http://papierlibre.over-blog.net
ET TOUS CEUX QUI ONT APPRÉCIÉ L'EXTRAIT DU LIVRE D'HEDI KADDOUR : WALTENBERG..... (voir "Promenade en automne")
"C'est simple, une description, il faut une bagarre, un conflit, le conflit compte beaucoup plus que les détails. Le vent et les arbres, si on montre le vent courbant les arbres, on a vite fini, mais si les arbres résistent on a une bataille, du répit, des tensions, du drame, une forme, La Fontaine savait déjà cela....
....il faut que ta phrase se bagarre avec elle-même, c'est pour ça qu'il faut décrire, pas pour ressembler, aujourd'hui la photo fait mieux, il faut décrire sans savoir où tu vas. Tu vois la lumière dans ce feuillage ? De l'autre côté de la voie ? Les fleurs ? Je me dis que si je réussis à les mettre en scène sur une page......pour faire entendre ce qu'il y a d'inouï dans la langue, là, regarde, entre les affiches de chemin de fer, le feuillage et la robe violette de cette femme sur le quai d'en face,
le couple, ...la femme brune en robe violette, l'ocre du fond de l'affiche derrière la robe violette et l'écharpe couleur belladone, je ne sais pas encore, il y a toute la puissance du jour, ou il n'y a rien, mais si les mots se mettent à lutter les uns contre les autres autour de l'affiche et du visage de cette femme en robe violette, alors ma langue allemande servira un peu moins à donner des ordres.....

...il faut que la phrase se batte contre l'ordre, il faut qu'elle s'étire et qu'elle se batte en même temps contre tout ce qu'on lui a fait faire jusque là, il faur inventer une phrase différente de ce qu'elle était avant, une phrase en désordre, des mots en clair-obscur, avec le sentiment qu'ils ont raté quelque chose, ne commence pas ta phrase si tu sais comment la terminer, parce que le lecteur le sait aussi, et quand tu te relis tu enrages devant ce que tu n'as pas réussi à faire, et si ça se met soudain à chanter tu dois te
dire que le chant n'est que la vanité de ce que tu n'as pas accompli...
Il faut lancer les mots sinon il ne restera bientôt plus que des phrases sèches et des langues de télégraphistes."
extrait de "Waltenberg", d'Hedi Kaddour (Gallimard)
illustration "Matisse, femme en robe violette"
par J.Beaudroit
publié dans :
MON JOURNAL
Moi aussi, je veux jouer !
QUI SUIS-JE ? : une lionne assagie (encore trop souvent prête à aider la veuve et l'orphelin, malgré les déboires qui s'ensuivent souvent)
QUEL ÂGE AI-JE L'IMPRESSION D'AVOIR : L'âge de mes désirs (au sens large du mot s'entend)
QUI ME CONNAIT LE MIEUX ? Moi, je crois, avec mes secrets, mes manques, mes désirs, mon besoin d'être aimée et la crainte de perdre mon indépendance.
LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE DE LA VIE : l'amour, l'amitié qui devrait nous lier les uns aux autres
JE PORTE TOUJOURS : du violet
JE SUIS LE PLUS HEUREUSE QUAND : je crois réussir un tableau

LE LUNDI MATIN VOUS POUVEZ ME TROUVER dans mon lit avec un livre, et une tasse de Thé,
MON MOYEN DE TRANSPORT PRÉFÉRÉ : le train, je rêve de prendre le TransEurope Express
MES YEUX SONT verts
dame en bleu
L'OBJET QUE JE PRÉFÈRE : Les orchidées

QUI SUIS-JE ? : une lionne assagie (encore trop souvent prête à aider la veuve et l'orphelin, malgré les déboires qui s'ensuivent souvent)
QUEL ÂGE AI-JE L'IMPRESSION D'AVOIR : L'âge de mes désirs (au sens large du mot s'entend)
QUI ME CONNAIT LE MIEUX ? Moi, je crois, avec mes secrets, mes manques, mes désirs, mon besoin d'être aimée et la crainte de perdre mon indépendance.
LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE DE LA VIE : l'amour, l'amitié qui devrait nous lier les uns aux autres
JE PORTE TOUJOURS : du violet
JE SUIS LE PLUS HEUREUSE QUAND : je crois réussir un tableau

LE LUNDI MATIN VOUS POUVEZ ME TROUVER dans mon lit avec un livre, et une tasse de Thé,
MON MOYEN DE TRANSPORT PRÉFÉRÉ : le train, je rêve de prendre le TransEurope Express
MES YEUX SONT verts
dame en bleu
L'OBJET QUE JE PRÉFÈRE : Les orchidées

orchidée mauve
par J.Beaudroit
publié dans :
MON JOURNAL
AU JARDIN DU LUXEMBOURG
"C'est une matinée de Septembre, .....l'automne avant le froid : l'automne des fruits, une palette de brun, vert sombre, orange, rouille, avec des touches de cendre, de bleu lavande.
Ils flânent, remontent vers la sortie nord du jardin en passant par des coins retirés, le bronze de Bacchus sur son âne avec des nymphes qui se tordent autour de lui, le buste de Verlaine, la pluie parfois, le vent qui chasse la pluie, les arbres qui s'égouttent et une lumière émeraude surgit au bord des allées.
Ils vont jusqu'à la lisière du verger, reviennent vers le centre du jardin en passant par le petit théatre de Guignol; à travers le feuillage la lumière forme par endroits des parages de clarté, instables où viennent se réchauffer, mêlés à ceux de la terre, des arômes de marronniers, de platanes, parfois ceux plus mordants et plus doux d'une résine d'épicéa, quand le soleil ranime les odeurs et les tient en suspens à la charnière de l'ombre pour le plaisir aussi du regard - arbres, ombres, arômes et lumières alors ensemble dans un rôle fragile, à la merci du nuage qui viendra resserer le jardin sur un gris sans appel.
"Extrait de Waltenberg de Hedi Kaddour"
Je l'ai lu ce matin, c'est le meilleur moment pour lire à mon avis, le corps est détendu, les draps sont tièdes,et si Petite Rose (ma chatte blanche angora) veut bien se pelotonner sur mes genoux, la lecture est un plaisir inégalé. Et ce texte est "trop" beau (comme disent les en fants) pour ne pas le partager avec vous.
petite rose
par J.Beaudroit
publié dans :
LIVRES
Surtout je veux vous faire part d'une petite victoire;
Vous vous rappelez, sinon je vous le rappelle, que par suite d'un retard de diagnostic, j'ai dû marcher trois semaines avec un genou cassé et une grande souffrance.
J'ai fait un courrier très complet rapportant les faits à la Direction des HCL..
Eh bien, je viens de recevoir une réponse du Directeur de l'Hopital reconnaissant qu'il y a eu "retard de diagnostic et :"Les Docteurs T.C... et B....se joignent à lui pour me présenter leurs plus sincères excuses face à ce retard"..
C'est une petite victoire, non ?
(voir pour mémoire l'article "TROIS MOIS DÉJÀ")
par J.Beaudroit
publié dans :
MON JOURNAL
DENIS PLASSARD - Cie PROPOS
Hier soir, je suis allée à mon dernier spectacle de l'année :
Spectacle étonnant, 9 danseurs tous habillés du rouge au rose, sauf un en costume cravate, Ils parlent et chantent avec conviction dans une langue inconnue et agressive, échangent insultes et mots d'amour, avec une frénésie de mouvements. et accompagnement de sons, de bruits étranges, de borborygmes, d'explosions.
Deux musiciennes (violoncelle et percussions) les accompagnent ou dansent et chantent avec eux.
Brusquement l'un sort en claquant fortement une porte, et on le voit, au travers d'une des deux fenêtres pratiquées au fond de la scène, entrer à l'intérieur d'une caravane, s'installer, lire ou discuter silencieusement avec un autre qui l'a rejoint.
Mais il y a deux caravanes, et les danseurs entrent tantôt dans l'une tantôt dans l'autre, ... puis ils ressortent et reviennent sur la scène.
Au début on est un peu étonné, on rit, on y croit, on les surveille, on s'interroge.
Puis on s'aperçoit que l'homme en costume a laissé son veston sur la scène, mais entre dans la caravane complètement habillé.
On commence à comprendre, on en est sûr, il y a un jeu bien règlé entre une vidéo et les danseurs.
Et ceux-ci continuent leurs "danses" loufoques, décalées........
photographie empruntée au site de la Maison de la Danse :http://www.maisondeladanse.com(Voir dans "http://emerveillements-d-alice.com" tout ce que vous devez savoir sur la Maison de la Danse)
par J.Beaudroit
publié dans :
SPECTACLES
