BIENVENUE

 
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LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS



Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.

Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage.

  J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.

J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.

Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....



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mes autres blogs :
orchis-mauve
http://papierlibre.over-blog.net  

Dimanche 16 octobre 2005
   


LE TEMPS EST-IL PRÉVISIBLE ?
PEUT-ON ENCORE SE FIER AUX SAINTS

Nous n'avons pas eu  "L'ORAGE DU 15 AOÛT"" qui devait nous apporter  l'automne, mais il est venu un peu plus tard, amenant un rafraîchissement qui nous a tous enrhumés.

Mais maintenant nous sommes dans "L'ÉTÉ INDIEN", et plus tard après un nouveau refroidissement, viendra" L'ÉTÉ DE LA SAINT MARTIN



Puis l'hiver ; ce seront  les "PREMIÈRES NEIGES" avec sans doute "UN NOÊL AU BALCON", ce qui nous vaudra "PÂQUES AUX TISONS"
Le printemps arrivera enfin, on se découvre un peu mais attention ! "AUX TROIS SAINTS DE GLACE"



Pleuvra-t-il cet été :

"S'IL PLEUT À LA SAINT MÉDARD, IL PLEUVRA PENDANT QUARANTE JOURS PLUSTARD" (ça c'est pour la rime), "A MOINS QUE ST BARNABÉ NE VIENNE TOUT ARRANGER".
Oui mais, sera-t-il le bienvenu ?
A quel Saint
 se vouer?

Mais la pluie là où on l'attend, ce sera à la SAINT GLINGLIN
(merci CG)





par J.Beaudroit publié dans : MON JOURNAL
Jeudi 29 septembre 2005
En regardant le blog de Laura (http://breizh.over-blog.com), et ses photos de l'océan
une parfum léger d'algues, d'air marin m'est parvenu...
Cela m'arrive souvent, je ne sais quel est le coin de mon cerveau qui a enregistré  toutes ces odeurs, bonnes ou mauvaises, mais automatiquement il me les renvoie chaque fois qu'une image reconnue
me retiens.
J'ai fait mieux (il faut en rire) je regardais un documentaire, brusquement un nuage de poussières a envahi l'écran, je me suis mise à tousser tout en protestant contre cette intrusion et j'ai été prise d'une forte  quinte de toux.
Puis j'ai éclaté de rire !!!!
LOL

voici la photo fautive, empruntée à Laura :
"port d'Ethel"



par J.Beaudroit publié dans : MON JOURNAL
Mardi 27 septembre 2005
                                                                                                                     

Puisque je suis peintre, il me faut bien un endroit pour peindre en paix.
Fini le grenier sans lumière des premiers temps, maintenant, j'ai une
grande pièce où je peux ranger mes toiles, mes documents, mon
ordinateur (cher Philis), ma chaine stéréo, etc...Mais comme la lumière
n'est pas suffisante, j'ai fait construire sur le balcon attenant une véranda,
assez grande pour qu'il y ait mon coin verdure, mon coin peinture.
J'y ai au moins 40 plantes, réparties suivant leur amour du soleil ou de l'ombre. Il y a bien sûr des orchidées, ma fleur préférée.



Le deuxième atelier est en ville, dans le Vieux-Lyon,  
en haut d'une tour.
Je l'ai découverte il y a longtemps,
j'en suis tombée amoureuse et je l'ai
acheté (le local, pas la tour).





Voici ma tour, là, à côté, je ne suis pas derrière
la fenêtre,
je le regrette.
L'intérieur est très petit, mais confortable.
Là aussi, il y a un ordinateur,
des toiles et un divan pour lire, écouter de la musique.
Il faut la mériter : 100 marches, mais à l'ombre de la basilique de Fourvière, sous le regard de
Marie et de St Michel. face à
des jardins, le "coin" rêvé, par tout ceux qui aiment le silence et
la méditation.            

Car peindre, c'est méditer.

Voici quelques images, là où je peins à certaines heures, rêve, écris.   
C'est très confortable, ça n'a pas l'air de l'atelier classique, mais dans tous les lieux où je vis,
il me faut de la couleur,de jolis objets,
et
....un divan
Mais ne pensez pas à mal, c'est juste pour réfléchir et boire une tasse de thé.
Je reçois rarement, il y a peu d'élus, car il faut comprendre l'âme du lieu, voué à la solitude et à l'amitié.
Tout cela doit vous paraître un peu vaniteux, mais il faut savoir se préserver de l'agressivité et de la curiosité du monde, de la foule qui me fait si peur.























Voir le reste dans l'album "mes ateliers"
par J.Beaudroit publié dans : MON JOURNAL
Mercredi 7 septembre 2005
Je suis une grande lectrice, ma maison est pleine de livres,à tous les étages (il n'y en a que deux), toutes les armoires sont pleines, de livres d'artistes et d'art, de romans , de livres de philosopjie (je me suis passionnée à un certain
moment pour Jung). Quand j'aime un auteur, il me faut tout lire, par exemple, j'ai tous les Nabokov. D'ailleurs, vous n'y échapperez pas, vous aurez droit à faire sa connaissance, pour ceux qui l'ignorent, Il n'y en a peut-être
pas beaucoup, je l'espère.


Aujourd'hui, je veux vous parler d'un livre emprunté à la
bibiothèque
(je ne peux plus en acheter, je ne saurais où les mettre) :

    AMOURS EN MARGE de YOKO OGAWA
Ce livre, je le dédie à Marie :
Une jeune femme se réveille un matin dans un étrange silence. En l'espace d'une nuit, elle a perdu l'usage de ses oreilles, s'est égarée dans l'immensité d'un bruit blanc, d'une sonorité jusqu"alors imperceptible, puis sa maladie évolue, elle perçoit le moindre chuchotement comme un hurlemlent, le
moindre choc comme un cataclysme.

Pour un magazine de Santé, elle va devoir décrire ses symptômes en
présence d'un sténographe.

Les doigts du garçon glissent sur le papier avec une incroyable
virtuosité. Fascinée, elle cherche à le revoir.......
A vous de lire la suite.

De ce livre émane un silence blanc, une paix secourable, une attente d'un bonheur légerement douloureux, puis apaisé. Des deux personnages, on ne sait lequel est le plus attirant, on pénétre dans un monde virtuel, où le silence bruit, où le bonheur murmure.....
 
par J.Beaudroit publié dans : LIVRES
Samedi 27 août 2005
 
 


       
                                                                
                                                   

Je ne vous parlerai pas de mes tout-débuts, c’était une recherche fiévreuse, souvent déçue. Recherche de matière surtout, j’ai rarement peiné sur les couleurs. Les quelques toiles qui ont échappées à la destruction ne me déçoivent pas sur ce plan là.

Et quels sujets choisir ?

J’ai fait des paysages, de mémoire, car, encore maintenant, je ne peux pas peindre en dehors de l'atelier. Cela a d’abord été la salle de séjour (en essayant de ne pas faire de tâches, ça c’est un peu contraignant ! mais on ne fait rien de bon dans des conditions idéales, étrangement, je me rends compte qu’il faut vaincre quelque chose pour créer ), puis plus tard, dans notre première maison, malgré des pièces inutilisées,je n’ai eu de refuge que dans le grenier-soupente. J’avais une lucarne de trente centimètres pour m’éclairer, je me suis donc installé une lampe-projecteur très puissante
Mais il me manquait la lumière du jour, je devais donc pour vérifier mes couleurs, transporter la toile vers une pièce claire et faire des allers-retours jusqu’à ce que je sois satisfaite.

J’ai peint des fleurs, un seul bouquet a été sauvé, des roses demi-fanées, que ma sœur a gardé. Et quand je le vois, je pense que là j’avais vraiment commencé à être peintre.

J’ai peint des portraits de mon fils, il en reste un assez valable, que je lui ai donné récemment.

Puis il y a eu un long arrêt de cinq ans. Les filles sont nées, je me suis donné de bonnes raisons pour ne plus peindre, je n’en voyais plus la nécessité, j’étais devenue “une femme à la maison”, cousant, tricotant, lavant repassant, RIEN !

Mon état dépressif n’importunait personne, puisque je n’en parlais pas. Le compagnon de ma vie ne me “voyait” pas, allait, venait, passait. De temps en temps j’exprimais quelques plaintes, il ne savait pas que me répondre, et s’enfuyait dans des voyages d’affaires.

Un jour j’ai ressorti les pinceaux, et à ma grande surprise, mes épreuves avaient mûri ma peinture, elle était devenue plus forte, plus dense, malgré mes craintes, je savais encore
peindre. J’ai senti que là était ma bouée de sauvetage, et je me suis dit ceci, que je trouve avec le recul, prétentieux et naïf : “je deviendrai Peintre”.

Je me suis attelée à la tâche pendant cinq ans, je n’ai montré à personne ce que je faisais, je “tournais” sur quinze châssis, repeignant sans cesse sur les mêmes toiles.

Puis j’ai fait quelques rencontres :
-dans la musique, que j’ai toujours aimée et que j’écoutais à longueur de journée, j’ai rencontré Debussy. Le “je ne suis pas heureuse” de Mélisande a eu un écho en moi, “c’est moi, je suis Mélisande perdue dans sa forêt, mal aimée, ne pouvant atteindre le vrai bonheur, mourantde sa solitude, de sa naïveté”.
- Rencontres moins brillantes : j’ai timidement apporté mes toiles à un groupe de peintres de ma petite ville,et ils ont bien voulu m’exposer avec eux. J’ai pu parler avec des adultes, sortir (oh! très peu) rencontrer des regards amicaux, parfois admiratifs, et je me suis aperçueque malgré les critiques acerbes que j’essuyais chez moi j’existais, comme une femme, que l’on regardait, courtisait.

Enfin, j'ai trouvé mes premiers sujets sérieux : les toiles de l'imaginaire, comme "l'escalier interrompu" ou "le chat bleu". Je dessinais d'abord sur la toile à l'encre de chine, pas assez sûre de moi pour peindre directement, puis je passais des "jus" que j'étendais avec les doigts.
Derrière le personnage principal il y avait un foisonnement d'insectes, d'animaux imaginaires, des usines avec leurs fumées nauséabondes et la mort sous forme d'un pendu.
J'avais une instinctive horreur des insectes, pour les "apprivoiser" je les ai tous dessinés. C'était un effort épuisant, un combat entre mon inconscient et la réalité du monde. Ma plus grande et dernière victoire a été de faire apparaître dans mes toiles une Mante Religieuse, celle qui dévore son mâle après l'accouplement. Un jour, l'une d'elles était entrée dans notre salle de séjour. Glacée d'horreur, je suis sortie et j'ai attendu le retour de mon mari, qui l'a chassée......
Les Critiques d'Art" me reprochaient ma technique, trop "décorative" et "facile", le "manque de matière". Mais j'aimais justement laisser apparaître le grain de la toile qui participait de mon travail. J'ai peint ainsi des animaux, puis un jour, les femmes, la femme, moi, le tout en une
seule personne. D'abord les sept péchés capitaux (déjà)  puis les femmes du plaisir, de la peine, de la solitude.

Et là, il y a eu un miracle, une galerie très connue et appréciée de Lyon : "L'OEIL ECOUTE" m'a invitée à exposer. Pour elle, il fallait être excellente, meilleure et plus personnelle qu'avant et là est né mon nouveau style, celui des "trois amies", de "Gabrielle d'Estrée" des "objets inanimés".

Ce fut très bien accueilli par le public et la critique.

J'étais devenue Peintre !.....enfin!
 
par J.Beaudroit publié dans : ETRE PEINTRE

Information


Je préviens les visiteurs
que certains textes
 sont réservés
aux adultes

Dans ce cas là,
 je mettrai
une annotation
 en préambule :

"Déconseillé au mineurs"

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