Jeudi 16 novembre 2006


Comme je vous l'avais promis, voici quelques tableaux de membres et d'exposants du Salon




















































Vous trouverez des autres toiles dans l'Album : SALON 2006:


Dimanche 12 novembre 2006


VERNISSAGE

J'ai monté le grand escalier à hautes marches et double volute. Le PALAIS MUNICIPAL du QUAI DE BONDY à LYON date sans doute du début du 20ème siècle. Bâtiment pompeux et lourd, mais malgré son manque d'ascenceur (pensez aux sculpteurs) nous sommes contents de nous y retrouver.                                                                                                                                                                            j.convert

C'est un vernissage très couru, les deux grandes salles sont toujours pleines d'une foule d'amateurs et d'artistes, on visite, on admire, on s'embrasse, on discute
                                                                                                          
Surprise! après des années de réclamations, toutes les cimaises ont été repeintes en blanc, la vaste verrière nettoyée, l'éclairage perfectionné.
                                           Réglisse de Margot
Je cherche mon amie Sylvie Margot; dans
une rotonde elle expose ses bonbons,
ses toiles en compagnie de Jean-Marc Pauble,
créateur de très belles gravures.
 Leurs vidéos passent en continue sur un écran
 (je vous ai déjà parlé de celle de Sylvie,
 y a quelques temps).



Elle me conduit à mon coin, mes trois tableaux ne me déçoivent pas trop...


                                        J.Beaudroit
Je me promène saluant à droite, à gauche mes amis artistes, nous sommes quarante membres de ce Salon et nous avons trente invités.


Je photographie au hasard de mes goûts quelques oeuvres.



Je croise notre dynamique président, Jacques Convert, un ministre Dominique Perbenne,





un Critique d'Art, très aimé et apprécié à Lyon comme à Paris : Jean-Jacques Lerrand.

                      
                                                jean-jacques Lerrand
















(les photogtaphies ont été prises sur place, par l'amateur que je suis)



Mercredi 13 septembre 2006


Puisque je vais mieux, j'ai pu retourner à "la Tour". Elle se trouve dans le vieux quartier St Jean, elle en est un des lieux le plus célèbres.

entrée de l'immeuble

Il y a longtemps j'ai eu l'occasion d'acheter la pièce qui se trouve  à son sommet .
 La Tour abrite un escalier à vis, très beau, il date de 15 ou 16ème sciècle.
En fait, elle s'appelle "LA TOUR RONDE", mais depuis qu'elle a été repeinte en même temps que l'immeuble qu'elle dessert, on l'appelle "La TOUR ROSE".

L'immeuble a trois étages, donc la Tour devrait s'arrêter à ce niveau, mais elle continue encore sur deux volées d'escaliers. Son premier propriétaire l'a voulu plus haute que toutes les autres. On les appelle "des Tours de Vanité"....
L'escalier compte cent marches, donc il faut avoir du souffle et de bonnes jambes pour  grimper.

La pièce  qui est à son sommet m'appartient, elle fait moins de 10m2, a cinq fenêtres demi-rondes, si bien que l'on ne sent pas son exiguité, on est à la fois dedans et dehors.                                                              le divan
Lorsque le vent du Nord souffle très fort, je la sent osciller légèrement. C'est amusant !

On a interdit l'accès de l'escalier pour éviter les tags, tentatives de cambriolages, chahuts, repas et déchets de toutes sortes sur mon palier....c'est dommage, me direz-vous, mais la situation devenait intenable, on m'a laissé devant ma porte TOUT ce que vous pouvez imaginer....

                                          coin "cuisine"
Il m'est arrivé même de trouver en arrivant un couple que j'ai fort dérangé........











                                                                               mezzanine
Une légende dit qu'une Belle y vécut et y reçut ses amants, dont elle se débarrassait, une fois consommés, en les faisant basculer dans le vide. Mais dans une autre version, ce serait le mari trompé qui aurait défénestré son épouse adultère. Dernière légende une Dame déçue par son ami se serait jetée d'une des fenêtres.
En ce qui me concerne, je n'ai pas encore choisi depuis trente ans, mais c'est le premier scénario qui me conviendrait le mieux, éventuellement...

Avis au téméraire qui essayerait de forcer ma porte....Je n'aime pas être dérangée !
                                                            jardins
Entrons enfin : j'ouvre la porte palière, on monte un tout petit escalier à vis, en pierres,  qui s'enroule jusqu'à la pièce.

Lorsque je l'ai achetée, l'ensemble de l'immeuble avait été réhabilité, mais tout était à faire à l'intérieur. Etant donné la hauteur de plafond (pas loin de 4 mêtres) j'ai fait installer une mezzanine, carreler le sol, mettre l'éléctricité et j'ai décoré à ma façon.
                                                   vue sur la colline
Bien sûr, j'y ai peint, écrit, reçu de rares amis.

C'est surtout un lieu de méditation, à l'abri des regards, de la foule, de la ville, mon "coin".

                                                       "l'armoire aux poisons"
Lundi 21 août 2006


Quand on a décidé "d'être peintre", et que passionnée par le but à atteindre, on multiplie les toiles et on n'a pas le temps entre deux tableaux de refermer ses tubes, cela entraîne forcément du gaspillage de matériel. Donc il faut financer !


Comment ? C'est à ce moment là que la "chance" a commencé à se manifester. Une amie m'a demandé de lui faire quelques poupées pour son magasin dans le village où nous passions nos vacances. Je n'en avais jamais fait, mais fidèle à ma devise : "il ne faut jamais dire non" (enfin cela dépend à qui et à quoi), j'ai essayé, d'abord en les cousant à la main, avec des laines et des tissus de récupération. Elles se sont vendues...

Rentrée en ville ,j'ai continué à en fabriquer, je les ai proposées dans des magasins et tout de suite une commande de cinquante !

Les clientes se sont multipliées, les points de vente aussi, j'ai créé de nombreux modèles de toutes tailles et de toutes inspirations, J'ai même déposé une marque. On a trouvé un nom accrocheur, mais il était bon, et j'a fait fabriquer des étiquettes.




"les poupées merveilleuses de juliette beaudroit"
en toute simplicité...

Bien sûr "exit" la peinture. Je travaillais douze heures par jour, 7 jours par semaine, pour un gain minime par poupée, mais seulement pendant les trois mois qui précèdent Noël et pour la Fête des mères




J'étais devenue si audacieuse que j'allais quémander des coupes de tissus dans  des magasins ou des morceaux de cuir, j'achetais  par lot, je discutais les prix. J'avais trouvé chez un fabricant de la laine filée irrégulièrement, dans des couleurs vives. J'étais devenue une femme d'affaires !








J'ai fait cela pendant quatre ans, j'ai gagné largement de quoi financer mon matériel de peintre. J'ai arrêté quand mes toiles se sont vendues. Et je n'avais pas envie de continuer. J'avais atteint mon but, acquis mon indépendance.

(voir d'autres modèles dans l'album "poupées")



Je viens de retrouver quatre grands cartons pleins de poupées que j'avais gardées en souvenir,

Elles ont attendu sagement de revoir le jour.





Lundi 14 août 2006
 

               la luxure                                                       l'orgueil















Après ces débuts, j'ai bien sûr continué, je ne suis pas du genre à abandonner une "oeuvre" en cours, j'avais la foi, pas en moi, mais en la seule voie qui me sortirait de cette ornière où m'avait conduite la vie.                                                  l'envie
                la colère

J'ai aussi écouté mon critique préféré, et qui l'a été jusqu'à la fin de sa vie, un grand Monsieur qui avait bien voulu abaisser sur moi son regard "juste et honnète" comme il disait lui-même.
"Vous ne devez plus dessiner vos toiles avant de les peindre, c'est du coloriage" (si vous regardez bien, vous verrez que les toiles étaient dessinées à l'encre de chine) Outrée, bien sûr, j'ai tout de même obtempéré. Il ne pouvait qu'avoir raison. Pas facile, bien sûr.
             la paresse                                                                                         l'avarice



Et j'ai choisi comme thème pour les toiles suivantes "LES SEPT PÈCHÉS CAPITAUX". Là aussi c'était une gageure, comment les exprimer, et d'une façpn personnelle. C'est à cette époque que la FEMME est devenu mon (presque) unique sujet.

Certains péchès ne sont pas évidents à illustrer (les femmes n'en commettant à peu près jamais) et je n'ai pas le talent de Géricault, c'est sûr....., mais je vous laissent établir la relation entre le tableau et son titre.                                              la  gourmandise
En plus cela vous permettra de vous les remettre en mémoire.

Je suis d'accord, elles sont un peu trop bronzées, mais j'ai ensuite amélioré ma technique. (entre nous, je n'ai pas été mon propre modèle, mais tant qu'à faire, autant peindre des femmes belles)

Information


Je préviens les visiteurs
que certains textes
 sont réservés
aux adultes

Dans ce cas là,
 je mettrai
une annotation
 en préambule :

"Déconseillé au mineurs"

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