BIENVENUE
LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS
Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.
Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage.
J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.
J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.
Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....

mes autres blogs :
orchis-mauve
http://papierlibre.over-blog.net
Tout a débuté il y a quelques mois.
Je venais de vivre un chagrin d'amour dont il vaut mieux ne pas parler.
À ma souffrance s'ajoutait la honte de la souffrance. Pour m'interdire une telle douleur, je m'arrachais le coeur. L'opération fut facile mais peu efficace.
Le siège de ma peine restait, qui logeait partout, sous et sur ma peau, dans mes yeux et dans mes oreilles. Mes sens étaient mes ennemis qui ne cessaient de me rappeler cette stupide histoire.
Je décidais alors de tuer mes sensations. Il me suffit de trouver le commutateur intérieur et de basculer dans le monde du ni-chaud, ni-froid.
Ce fut un suicide sensoriel, le commencemant d'une nouvelle existence.
Dés lors, je n'eus plus mal nulle part, je n'eus plus rien, la chappe de plomb qui bloquait ma respiration disparut, le reste aussi.
J'habitais une sorte de néant
Passé le soulagement, je me mis à m'ennuyer...
Amélie Nothomb
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
Le Bal…. Je connais…. Ah oui ! je connais et pourtant je ne sais pas danser.
Et je n’ai pas envie, pas du tout d’y aller au bal, je n’en ai jamais eu envie, je suis bien trop timide. L’idée d’être dans les bras d’un garçon que je ne connaissais pas quelques minutes avant, de sentir ses mains sur moi, son souffle sur mon visage (et quel souffle : tabac ? vin ?), ne pas savoir quoi lui répondre, et s’il a l’idée de me draguer… qu’est-ce que je fais.
Ce que je ferais ? je rougirais, j’aurais envie de fuir, de pleurer, je bafouillerais.
Et pourtant j’y suis allée au bal, comme « chaperon » de ma sœur aînée .
Notre mère ne la laissait sortir avec son amie qu’à cette condition, et je ne pouvais refuser, alors j’y allais.
Je mettais ma plus jolie robe, de gamine de 13 ans, pas sexy pour deux sous, je suivais le regard morne, les deux filles m’installaient devant un verre de jus de fruit, et elles s’envolaient dans les bras de leurs cavaliers.
Je les regardais, valse, tango, slow, rock, je voyais ces jeunes gens tourner, virevolter, sauter. devant moi jusqu’à la fin de la soirée.
Un jour, pour la dernière danse, toute la salle s’est précipitée sur la piste, sauf moi bien sûr et un jeune homme.
J’étais terrorisée, pourvu qu’il ne m’invite pas.
Eh bien si ! il est venu. Il avait au moins trente ans,
un vieux quoi, pourtant blond, agréable, gentil….
« NON, non, je ne veux pas ».
Je secouais la tête, il insistait, quelle torture.
Enfin il est parti. Le bal a pris fin, et nous sommes rentrées.
Au retour, j’ai dit à ma sœur en pleurant que je ne voulais plus l’accompagner, c’était trop humiliant, terrorisant même.
Les deux filles ont trouvé une solution. Elles me déposaient dans un cinéma « permanent », et je voyais le film deux ou trois fois, jusqu’à ce qu’elle viennent me rechercher. Parfois il fallait que je les attende dehors dans la nuit.
Notre mère, qui connaissait sa fille m’interrogeait au retour sur le comportement de son aînée, si elle n’était pas sortie avec un jeune homme, si elle se tenait bien, etc ….
Je n’ai jamais rien dit, et pourtant c’était une vraie corvée.
Et je ne sais toujours pas danser, je le regrette parfois, ce doit être agréable, mais…si l’homme me serrait de trop près, s’il me chuchotait des balivernes à l’oreille ? je ne rougirais plus, ni ne pleurerais, bien sûr, mais non, je n’aimerait pas ça…..
juliette
par juliette b.
publié dans :
MON JOURNAL
“moi aussi je rentre chez moi....
c’est bien loin....
c’est bien difficile”
St Ex.
c’est bien loin....
c’est bien difficile”
St Ex.
par juliette b.
publié dans :
POÉSIE

Que l'année 2008
vous soit douce
Juliette
vous soit douce
Juliette
par juliette b.
publié dans :
POÉSIE
