Mardi 8 août 2006


                                                 l'escalier imaginaire
Il a bien fallu un jour que je commence à "être peintre",

 C
e ne fut pas par un "big-bang", il y eu des essais infructueux,, des décèptions, des recommencements, des recherches de techniques, de savoir-faire....puisque je n'ai jamais rien appris.
Des questions posées à droite, à gauche, la porte d'une galerie que l'on pousse timidement, une femme méprisante qui vous toise, un brave homme qui vous reçoit avec gentillesse, un coup de chance: un peintre qui se désiste, et on expose.....

Rien de bien brillant vu d'ici, beaucoup d'angoisses et de réflexions sur soi-même, sur la nécessité d'être soi et aussi une recherche de matière d'un monde personnel...


five o'clock

Une autre rencontre, une femme passionnée donnant leur chance à de jeunes peintres, un critique d'art de talent posant un regard aimable sur ma petite personne , pour écrire quelques lignes favorables et en parallèle une vie difficile de solitude, d'abandon, et de combats dérisoires pour pouvoir sortir un soir de temps en temps. (les artistes, comme les chauves-souris, se rassemblent la nuit..
























                        mélisande                                                                                 les lunettes observatrice



J'ai mis à droite un détail du "chat bleu". Dans un certain nombre des toiles de cette époque, sur le fond étaient dessinés des scènes, des personnages étranges, reflets de mes angoisses
,



                                                              





















                                           détail







       le chat bleu








(pour plus de détails voir les premiers articles : "un jour" et "ma peinture dans ses commencements")

J'ai l'intention de parcourir toutes ces années en images, à partir des photosgraphies que j'ai faites de mes tableaux, afin de refaire moi-même mon chemin et de vous le faire connaître .



Vendredi 4 août 2006


Après les toiles que vous avez été nombreux à visiter sur les "Quatre saisons de la femme", mon style a un peu changé, il est devenu moins lisse, avec des questionnements multiples, qui ne feront que se multiplier par la suite :

Voici deux toiles,
LE DIEU BLANC, LE DIEU NOIR,
des foules de femmes, allant accomplir
un rituel



Mardi 25 juillet 2006


LES QUATRE SAISONS



Ces toiles, d'une autre facture que les tableaux plus récents, jouent sur
la transparence.


 
Elles passent du printemps de la vie, à l'audace épanouie de la femme, au pudique et automnale retrait, à l'effacement hivernale.


Ils eurent à l'époque un certain succès
auprès de la Critique


Lundi 17 avril 2006


MÉMOIRE D'UN REGARD




Je viens de terminer cette toile, je crois avoir renoué, après tant de mois, avec mes tableaux d'autrefois

visage plus grand que nature
regard observateur
simplicité du fond

C'est toujours la même technique, peinture à l'huile, papier japon froissé, cire chaude

Je ne cherche pas des compliments.
Pensez-vous qu'il est meilleur (plus "fort", moins joli) que les précédents que voici ?





par jubelle-orchis publié dans : ETRE PEINTRE
Samedi 4 février 2006



Quoique j'en dise, aucun de ces arbres ne m'appartient, ils sont à tous ceux qui les ont un jour regardés.

J'en suis tombée "amoureuse" un matin en regardant depuis ma véranda le jardin de mon voisin....Je ne m'étais jamais aperçue, m'a-t-il semblé, de la diversité de leurs formes, de la subtilité de leurs tons de verts, j'avais sous les yeux une paysage unique et je ne la voyais pas.


Pourtant, dès mon enfance en Franche-Comté, j'ai accompagné mon grand-père aux champignons, et je me souviens encore d'un bois de bouleaux aux troncs presque blancs, balafrés de marques brunes, au dessus d'un lit de feuilles rousses.

J'ai commencé des tableaux de petits arbres, pins,  sapins, taillis,  puis j'ai osé de grands arbres solitaires, ils se sont installés dans des fenêtres, derrière mes femmes.


Un jour je suis partie en Bretagne , dans l'isthme qui sépare le continent de la presqu'ile de Quiberon, j'ai vu dans le lointain d'étranges petits arbres ronds.
Impossible de s'arrêter, trop de voitures, mais à chaque passage je les observais, je fixais leur forme, toutes identiques, dans mon livre d'images intérieur.
Puis j'ai aperçu sous ces boules, de petits troncs tordus, nombreux, tordus, comme de petites jambes d'infirmes ployant sous le poids  de leur corps.


Je les ai peints, deux, trois, quinze, vingt par toiles, ils ont envahi mes tableaux, s'imissant dans les recoins, omniprésents, obsédants.
Je ne sais pas si je leur échapperai un jour, ils sont revenus à l'assaut, et je prépare déjà d'autres toiles pour eux. Ils ont grandi, toujours filiformes, élevant meintenant leurs têtes les uns au dessus des autres.

Leur échapperais-je un jour ? .....




par J.Beaudroit publié dans : ETRE PEINTRE

Information


Je préviens les visiteurs
que certains textes
 sont réservés
aux adultes

Dans ce cas là,
 je mettrai
une annotation
 en préambule :

"Déconseillé au mineurs"

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