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LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS



Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.

Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage .

  J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.

J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.

Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....



secret.jpg

mes autres blogs :
Orchis-mauve
Little Prince

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Dimanche 15 mars 2009


Sur un tableau de MUNCH


Je rêve, je rêve

D'un jardin,
Parsemé de fleurs,
  Unerobe blanche brodée
Primevères pâles
Crocus d’or
Comme mon cœur
Je voudrais ouvrir mes bras,
Tendre les mains
Vers d’autres mains

Je rêve, je rêve
Des cheveux dorés et rebelles
Un regard doux et tendres
Un corps chaud
Contre le mien
Troublant d’odeur
Un frôlement indiscret
  Et mon corps
S’ouvre et s’offre
Ému.

Nous tournons, nous tournons
La musique est à nous
Je ris des mots
Glissés à mon oreille
Dans un souffle léger
Ils disent « viens,
Partons
L’herbe est douce,
Je te désire
Je te veux »

Je dit : Oui

Juliette
Consigne de Papier Libre
Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : Les beaux mots
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Jeudi 12 mars 2009




Le chagrin du deuil, en fin de compte, est un état qu’aucun de nous ne connaît avant de l’avoir atteint.
Nous envisageons, nous savons) qu’un de nos proches pourrait mourir, mais nous ne voyons pas au delà de ses quelques jours ou semaines qui suivent immédiatement cette mort imaginée. Même de ces quelques jours ou semaines, nous nous faisons une idée erronée. Nous nous attendons peut-être si la mort est soudaine, à ressentir un choc. Nous ne nous attendons pas à ce que ce choc oblitère tout, disloque le corps comme l’esprit.Nous nous attendons peut-être à être prostrés, inconsolables, fous de chagin. Nous ne nous attendons pas à être littéralement fous, à être la cliente pas difficile qui croit que son mari va bientôt revenir et avoir besoin de ses chaussures. Dans la version du deuil que nous imaginons, le principe sera celui de la « guérison .
C’est un mouvement vers l’avant qui prévaudra. Ce sont les premiers jours qui seront les pires.  Nous imaginons que le moment le plus éprouvant sera l‘enterrement, après quoi interviendra une hypothétique guérison. Quant nous songeons à l’enterrement  nous craignons de ne pas « y arriver », être à la hauteur, faire preuve de cette « force » qui entend-on dire invariablement est la réaction appropriée face à la mort. Nous nous attendons à devoir rassembler notre courage pour ce moment : serai-je capable de saluer les gens, serai-je capable de quitter la scène, serai-je même capable de m’habiller ce jour-là ?
Nous n’avons aucun moyen de savoir que ces questions  ne se poseront pas ; que les funérailles en elles-mêmes seront un événement anodin, une sorte de régression narcotique que nous traversons  enveloppés dans l’attention prodiguée par les autres, dans la gravité et le sens de l’instant.
Pas plus que nous ne pouvons avoir conscience à l’avance (et c’est là que réside la différence essentielle entre le deuil tel que nous l’imaginons et le deuil tel qu’il est vraiment) de l’absence infinie qui s’ensuit, le vide, l’exact opposé du sens, la succession interminable de ces moments où nous serons confrontés au contraire même du sens, à l’absurdité.



Joan Didion
« L’année de la pensée magique »
Grasset



Par juliette b. - Publié dans : LIVRES - Communauté : Les beaux mots
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Samedi 7 mars 2009


Un berceau vide est bien le plus significatif des symboles de la perte de l'enfant.






Celui-ci l'a abritée quelques mois, recouvert d'un tendre voile


















Blanc il a été le symbole du bonheur



Noir il est celui du deuil










L'OISEAU s'est envolé.........


juliette b.

Par juliette b. - Publié dans : ETRE PEINTRE - Communauté : Les beaux mots
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Dimanche 1 mars 2009





Pensée magique
Ombre nuage
Ombre rivage
Douce alanguie
Offrande précieuse
De charmes espérés
De tendresses glacées
Silence
Attente
Attente


Sur une toile de Nicolas DE STAEL
Consigne de Papier Libre

Par juliette b. - Publié dans : Papier Libre - Communauté : Les beaux mots
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Vendredi 27 février 2009



On m'a offert  un livre de Jean Haechler :" Les Insoumises"

Il paraît que j'en fais partie.
Ce n'est pas tout à fait faux d'ailleurs.

J'y ai trouvé cette phrase de Marie LE JARS DE GOURNAY (1566-1645) époque où les femmes en principe "ne pensaient pas" :


"L'homme est l'ombre d'un songe
et son oeuvre est son ombre"



Très beau n'est-ce pas ?

Auparavant les femmes qui se sont fait remarquer (à part Louise Labbé) se déguisaient en homme pour parvenir à s'émanciper


Par juliette b. - Publié dans : LIVRES - Communauté : Les beaux mots
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