Non ce n'est pas la peine d'avoir déjà les larmes aux yeux, je ne vous ai pas encore quittés.
Comme promis et tant pis pour moi, je vous montre ce que j'ai réussi à faire en 2005 au milieu des vissitudes de la famille.
J'ai recommencé à peindre, avec la même passion et la même inquiétude (c'est très motivant l'inquiétude) qu'autrefois.

Je vous livre ces toiles, au travers desquelles je cherche une nouvelle expression qui ne trahisse pas la précédente, mais qui ne soit pas un "radotage" des mêmes sujets.
Elles sont encore là les femmes, parfois remplacées par des oiseaux, un rien humoristiques.

Elles font une tentative à peine visible pour sourire, elles n'ont pas encore une grande confiance en elles.
Soyez sévères dans vos critiques, mais pas trop pour ne pas tirer des larmes de mes beaux yeux verts (cela c'est du romantisme style roman de gare ou Elisabeth Von Arnim))
Pour les autres toiles, voir aussi l'Album "toiles récentes"
par J.Beaudroit
publié dans :
ETRE PEINTRE
Je vous souhaite à tous un bon Noël et une

par J.Beaudroit
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ETRE PEINTRE
PEINDRE EN COMPAGNIE DES FLEURS

bougainvilliers
(Visitez l'album "un jardin dans la maison")

bougainvilliers
Dans l'article "MES ATELIERS" du 27 Septembre, je vous décrivais avec force détails, l'Atelier "cher à mon coeur" : l"Atelier de la Tour.
Mais il en est un autre dans la maison où je vis : dans la véranda, à l'étage..Les plantes ont droit au trois-quart de l'espace, mais il me reste assez pour peindre.

Il y a le fameux citronnier déjà présenté, un mandarinier dont les fruits n'ont pas encore assez
de chaleur pour mûrir, trois hibiscus en fleurs, deux bougainvilliers l'un rose et l'autre mauve, deux couronnes du Christ (on frémit quand on pense qu'on aît pu en coiffer Jésus), un ficus à grandes feuilles, un autre à petites feuilles, une
anthurium
plante carnivore assez impressionnante (elle ne vous mangera pas le doligt,), des "petits coeurs" ,un potos qui couvre presque tout un mur, une dizaine
d'orchidées, que je fais refleurir chaque année.
La première, mauve et blanche vient de s'épanouir.
J'aime particulièrement ces plantes parce qu'elles prennent leur temps, il leur faut trois mois pour amener un bouton à la fleur, et la fleur vit elle aussi trois à quatre mois.
C'est une compagnie fascinante par ses couleurs
rares, sa souplesse. Constante dans ce qu'elle vous offre: la beauté, jamais décevante. Comme la rose du petit Prince, dès qu'on l'a comprise, elle vous récompense silencieusementpar sa constance.
Et le coin du peintre? Il est suffisant, pour des toiles de dimensions raisonnables, et la véranda est assez longue pour permettre le recul (indispensable pour bien se juger)
A côté, dans la grande pièce attenante, reposent les toiles terminées, rangées par années et par taille, un autre chevalet 'de luxe" celui-là, les armoires aux secrets (je veux dire les idées, les livres d'art, les
livres de poèmes
plante carnivore

coin atelier
La chaîne stéréo à une extrémité, de l'autre le petit ordinateur et ses acolytes (imprimantes et scanner), et n'oublions pas l'indispensable grand miroir qui permet de regarder les toiles à l'envers (truc de peintre) on voit ainsi une autre toile, différente et on en juge mieux les défauts

coin divan
Mais il en est un autre dans la maison où je vis : dans la véranda, à l'étage..Les plantes ont droit au trois-quart de l'espace, mais il me reste assez pour peindre.

Il y a le fameux citronnier déjà présenté, un mandarinier dont les fruits n'ont pas encore assez
de chaleur pour mûrir, trois hibiscus en fleurs, deux bougainvilliers l'un rose et l'autre mauve, deux couronnes du Christ (on frémit quand on pense qu'on aît pu en coiffer Jésus), un ficus à grandes feuilles, un autre à petites feuilles, une
anthurium
plante carnivore assez impressionnante (elle ne vous mangera pas le doligt,), des "petits coeurs" ,un potos qui couvre presque tout un mur, une dizaine
d'orchidées, que je fais refleurir chaque année. La première, mauve et blanche vient de s'épanouir.
J'aime particulièrement ces plantes parce qu'elles prennent leur temps, il leur faut trois mois pour amener un bouton à la fleur, et la fleur vit elle aussi trois à quatre mois.
C'est une compagnie fascinante par ses couleurs
rares, sa souplesse. Constante dans ce qu'elle vous offre: la beauté, jamais décevante. Comme la rose du petit Prince, dès qu'on l'a comprise, elle vous récompense silencieusementpar sa constance.
Et le coin du peintre? Il est suffisant, pour des toiles de dimensions raisonnables, et la véranda est assez longue pour permettre le recul (indispensable pour bien se juger)

A côté, dans la grande pièce attenante, reposent les toiles terminées, rangées par années et par taille, un autre chevalet 'de luxe" celui-là, les armoires aux secrets (je veux dire les idées, les livres d'art, les
livres de poèmes
plante carnivore

coin atelier
La chaîne stéréo à une extrémité, de l'autre le petit ordinateur et ses acolytes (imprimantes et scanner), et n'oublions pas l'indispensable grand miroir qui permet de regarder les toiles à l'envers (truc de peintre) on voit ainsi une autre toile, différente et on en juge mieux les défauts

coin divan
(Visitez l'album "un jardin dans la maison")
par J.Beaudroit
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ETRE PEINTRE
Suite de l'article : COMMENT JE SUIS DEVENUE PEINTRE" du 24 Août
Un peu la paresse et beaucoup les aléas de santé m'ont empêchée de poursuivre d'histoire du peintre que j'étais devenue.
Lorsqu'une Galerie comme" l'Oeil Écoute" vous ouvre ses portes, on se doit de ne pas décevoir.
Pendant quatre ans j'ai préparé ma premlère exposition.
Je peins lentement, d'abord il y a le choix du sujet, puis la taille de la toile, l'esquisse reprise maintes fois jusqu'à ce que le tableau paraisse équilibré, enfin le choix des teintes.

Ce n'est qu'alors que je peux commencer. Où est la création fièvreuse ? me direz vous, elle est tout au long de ce parcours et après. Au moment où je mélange mes couleurs puis les pose sur la toile je suis prise d'angoisse, j'ai le tableau dans la tête, mais celui que je réalise est rarement le même. Cela me met dans un grand désarroi, un sentiment d'impuissance.
Il me faut à peu près un mois pour réaliser un tableau et pendant tout ce temps je suis frustrée, parfois désespérée : "ce n'est pas ça !".
Je le quitte le visage sombre, au bord des larmes, je n'ose en parler, ce serait ridicule, mais si ce tableau ne vaut rien, "la terre s'arrêtera de
tourner", j'en suis sûre.
Ridicule égocentrisme, je sais, heureusement je ne suis pas la seule à réagir ainsi.
J'attends le lendemain pour remonter le voir : "Ah mais, je crois bien qu'il est passable, bien sûr ici et ici et là, il faudra reprendre, mais...peut-être.....".
Retouche après retouche, l'espoir revenu, je le termine.
"ça peut aller, il faudra faire encore mieux.".
Vous comprenez maintenant que nous vivons un vrai calvaire !

Mais le pire c'est le jour où on accroche les toiles dans la Galerie :On demande inquiète, "Tu penses que ça pourra aller ?", et malgré les encouragements, on part souvent avec un sentiment de honte, "Comment ai-je pu montrer ça?"
Le jour du vernissage, on est fébrile, pourvu que les gens viennent. Petit à petit la salle se remplit, on va de l'un à l'autre, avec un sourire courageux, on écoute, ce sont toujours des compliments, ceux qui n'aiment pas ne disent rien (heureusement) on cherche le regard encourageant des amis, on vous annonce à l'oreille la première vente, on se détend un peu.
On joue le jeu.
La soirée se termine toujours par un repas dans un "bouchon" voisin, (nous sommes à Lyon), on parle de tout sauf de l'exposition, tant mieux ! les doutes sont toujours là, et il n'y a plus qu'à attendre le jour où on décrochera.

Dans l'atelier, on erre, sans idées, que faire maintenant, surtout pas la même chose. Il faut des semaines, parfois des mois pour qu'après de nouveaux essais pas très heureux, surgisse une idée, et que se précipitent dans la tête toutes les façons de la réaliser, On prend des notes pour ne rien laisser échapper, la vie redevient intéressante, difficile mais agréable quand même.
On est reparti vers cette forme de bonheur un peu masochiste qu'est la création,

NB : Depuis mes débuts je photographie mes toiles. Celles que je vous montre proviennent de diapositives, je les ai scannées deux fois, le résultat n'est pas toujours fameux, maus les toiles, je ne les ai plus, alors, je vous demande d'être indulgents.
Un peu la paresse et beaucoup les aléas de santé m'ont empêchée de poursuivre d'histoire du peintre que j'étais devenue.
Lorsqu'une Galerie comme" l'Oeil Écoute" vous ouvre ses portes, on se doit de ne pas décevoir.
Pendant quatre ans j'ai préparé ma premlère exposition.
Je peins lentement, d'abord il y a le choix du sujet, puis la taille de la toile, l'esquisse reprise maintes fois jusqu'à ce que le tableau paraisse équilibré, enfin le choix des teintes.

Ce n'est qu'alors que je peux commencer. Où est la création fièvreuse ? me direz vous, elle est tout au long de ce parcours et après. Au moment où je mélange mes couleurs puis les pose sur la toile je suis prise d'angoisse, j'ai le tableau dans la tête, mais celui que je réalise est rarement le même. Cela me met dans un grand désarroi, un sentiment d'impuissance.
Il me faut à peu près un mois pour réaliser un tableau et pendant tout ce temps je suis frustrée, parfois désespérée : "ce n'est pas ça !".
Je le quitte le visage sombre, au bord des larmes, je n'ose en parler, ce serait ridicule, mais si ce tableau ne vaut rien, "la terre s'arrêtera de
tourner", j'en suis sûre.Ridicule égocentrisme, je sais, heureusement je ne suis pas la seule à réagir ainsi.
J'attends le lendemain pour remonter le voir : "Ah mais, je crois bien qu'il est passable, bien sûr ici et ici et là, il faudra reprendre, mais...peut-être.....".
Retouche après retouche, l'espoir revenu, je le termine.
"ça peut aller, il faudra faire encore mieux.".
Vous comprenez maintenant que nous vivons un vrai calvaire !

Mais le pire c'est le jour où on accroche les toiles dans la Galerie :On demande inquiète, "Tu penses que ça pourra aller ?", et malgré les encouragements, on part souvent avec un sentiment de honte, "Comment ai-je pu montrer ça?"
Le jour du vernissage, on est fébrile, pourvu que les gens viennent. Petit à petit la salle se remplit, on va de l'un à l'autre, avec un sourire courageux, on écoute, ce sont toujours des compliments, ceux qui n'aiment pas ne disent rien (heureusement) on cherche le regard encourageant des amis, on vous annonce à l'oreille la première vente, on se détend un peu.
On joue le jeu.
La soirée se termine toujours par un repas dans un "bouchon" voisin, (nous sommes à Lyon), on parle de tout sauf de l'exposition, tant mieux ! les doutes sont toujours là, et il n'y a plus qu'à attendre le jour où on décrochera.

Dans l'atelier, on erre, sans idées, que faire maintenant, surtout pas la même chose. Il faut des semaines, parfois des mois pour qu'après de nouveaux essais pas très heureux, surgisse une idée, et que se précipitent dans la tête toutes les façons de la réaliser, On prend des notes pour ne rien laisser échapper, la vie redevient intéressante, difficile mais agréable quand même.
On est reparti vers cette forme de bonheur un peu masochiste qu'est la création,

NB : Depuis mes débuts je photographie mes toiles. Celles que je vous montre proviennent de diapositives, je les ai scannées deux fois, le résultat n'est pas toujours fameux, maus les toiles, je ne les ai plus, alors, je vous demande d'être indulgents.
par J.Beaudroit
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Elles ne sont là que depuis quelques jours, le temps de les trier, et je vous les montre ici et dans l'album ; :VERNISSAGE
Vous remarquerez, bien sûr l'artiste, Juliette Beaudroit, hélas le bras en écharpe, avec à ses côtés, Mme Le Maire Annie Guillemot, dont le visage affable révèle l'intelligence et la bonté, et à gauche Jean-jacques Queyranne, qu'il n'est peut-être pas nécessaire de vous présenter (ancien ministre, Président de la Région Rhône-Alpes

A remarquer dans l'assistance,la belle Elizabeth Queyranne; Jean-jacques Lerrant (critique d'art) Roger Pestourie, très fin amateur d'art et amoureux de Juliette (si,si), Bernard Chouvier, Professeur de Psychologie à l'Université Lyon 2.
par J.Beaudroit
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ETRE PEINTRE
