Dimanche 5 mars 2006

Cela s’est passé pendant le coma de Zephe,:
Alice se prépare un café, elle prend la casserole d’eau bouillante et fait un geste maladroit, va trop loin et verse dans le vide.....
Un grand rire, à côté de son épaule. Elle se retourne en souriant, elle n’a aucun doute, “tu es là ma petite fille”. et continue de préparer son petit déjeuner,.
Depuis dix ans, elle vit ce purgatoire, ce presque enfer qu’est la “maladie” de Zephe.
On est parvenu à la fin de ce parcours de détresse. Il y a quelques jours, Zephe a voulu mettre définitivement  fin à ses souffrances physiques et morales,  Les pompiers l’ont ranimée, mais le médecin a prévenu, son cerveau ne fonctionne plus qu’à  20% de ses capacités. Si elle se réveille, improbablement, ce sera un légume !
                                                                            
C'’est le matin du 5 Juillet.
Alice a décidé, parce qu’il faut faire semblant de vivre, d’acheter un jean. Elle est là devant les rayons, hésitante, lequel choisir. Si Zephe était là, elle lui dirait de sa petite voix: “un 501, maman, ce sont les meilleurs”.

Elle le prend, l’essaie, va à la caisse en regardant sa montre, il est 11h moins 1/4.
Elle part, la tête vide.

La veille elle est allée la voir comme tous les soirs vers 17 heures. Elle s’est assise à côté d’elle immobile sur son lit, entourée d’appareils qui clignotent, tubes, respiration artificielle.
Elle lui prend la main, et dit d’une vois claire “c’est maman”, se penche pour l’embrasser. Depuis des années elle n’en avait plus le droit, ni de la toucher. La jeune fille fuyait tout contact. Il est difficile de consoler un être qui souffre, sans jamais poser même sa main sur la sienne, sans jamais un baiser.
C’est la première fois qu’elle la voit calme, mais cela dure depuis trois semaines, et maintenant Alice pense qu’il faudrait que cette comédie macabre prenne fin
Elle regarde avec attention les branchements, elle en conclut que pour tout arrêter sans provoquer d’alerte, il faut débranche les prises au mur. Elle se lève, passe derrière le lit, hésite,se rassoit
“Demain, ma chérie, demain je le ferai”
Son coeur bat plus vite, elle sait le risque qu’elle va prendre, être surprise, arrêtée....mais tant pis, Zephe voulait mourir, elle doit être exaucée

                                                                                 
Elle rentre à la maison avec ce jean dont elle n’a même pas besoin., Le téléphone sonne, c’est l’interne de l’Hôpital, il dit de sa voix froide et impersonnelle “Tout à l’heure, votre fille a eu un malaise, selon votre souhait, nous ne l’avons pas réanimée” -“C’est bien” répond calmement  Alice “quelle heure était-il ?” - il hésite, la question doit lui paraître incongrue “11 heures moins 1/4, madame”- “Bien nous venons tout de suite”....
Alice est émue, bouleversée, elles étaient ensemble dans le magasin, elle  en est sûre, et Zèphe n'a pas voulu laisser sa mère prendre ce risque, elle est partie d'elle-même.
                                                          

Jusqu’à l’enterrement Alice n’a pas pleuré, elle va et vient, fait ce qui est nécessaire, parle peu mais calmement. Elle a commandé les fleurs, est allée voir le prêtre, a choisi la musique pour l’enterrement, (Canto de la Sybilla, une voix de femme très pure appelle, en réponse à un choeur d'hommes, oeuvre belle et troublante).

Mais depuis les larmes sont venues, un matin elle sanglote si fort ! Elle se calme peu à peu, et sent une main légère passer sur son corps, juste un peu au dessus, sans toucher ses vêtements.
Elle se retourne lentement,  sourit dans ses larmes “tu es là, mon amour !”.
Comme c’ était doux....

Mais ces moments de paix sont rares, la plupart du temps, Alice est en quête de souvenirs, d’indices , “parles-moi, parles-moi.”  Elle cherche avec désespoir dans la chambre de Zèphe, dans son armoire, la jeune fille a gardé tout ce qu’elle a écrit, il y a des cahiers, des carnets, à peine commencés, jamais finis.
Une feuille de papier, son écriture encore : c’est une lettre à sa mère, elle ne l’a pas donnée, elle se termine ainsi “maman, maman que j’aime tant”
Alice serre la feuille contre elle en pleurant encore, toujours. C’est un baume, si provisoire

Elles se rencontrent en rêve maintenant, des rêves si réels qu’Alice se réveille bouleversée, elle était là, elle était là.....
    

À suivre .........
par jubelle orchis publié dans : MON JOURNAL
Samedi 25 février 2006
Si vous êtes curieux(ses) et intéressés(ées) par votre  Signe Astrologique :





Nous sommes entrés  dans le
signe des Poissons (signe d'eau)
depuis quelques jours



Son intelligence est à la base d’intuition, on pourrait même dire de divination, mais elle comporte toujours une large part de rêverie et de naïveté. C’est dire qu’il ne dispose pas d’aptitudes particulières pour les études ardues, mais avec la culture nécessaire, il peut faire son chemin dans la poésie, dans la litterature et tout particulièrement dans le domaine des sciences divinatoires et de l’occultisme ou encore dans l’étude de la religion ou de la sociologie.

Le comportement de ce type est très sympathique parce qu’il est doux, compréhensif, conciliant, toujours prêt à rendre service, même s’il risque de ne rencontrer que de l’ingratitude. Ce signe est en effet en analogie avec les grands mouvements philantripiques, avec les propagandes en vue d’améliotrer le sort de l’humanité.
Le type Poissons est parfois décevant parce qu’il manque d’esprit de décision, parce qu’il est craintif et timide et se laisse trop aisément attirer et séduire par des projets utopiques.
En outre il ne sait pas se défendre avec efficacité, son amour de la tranquillité l’empêche souvent de se défendre comme il conviendrait.
On peut résumer lasituation en disant que c’est une nature conciliante et trop modeste pour se faire apprécier à sa valeur.
Sentimentalement il est trop enclin à croire à la sincérité de son partenaire pour ne pas s’exposer à des déception qui l’affecteront profondément de sa grande sensibilité. Chaque désillisution, chaque injustice dont il peut être victime  risque de constituer pour lui une cicatrice morale.


Vous reconnaissez-vous ?




à ne pas oublier : Jésus était né sous le signe des Poissons


Vendredi 24 février 2006


Chaque matin, en me levant je mets la télévision sur Mezzo "séquences : Jazz ou Classic". J'écoute et je regarde, "Petite Rose" sur mes genoux, c'est très agréable pour commencer la journée.

Ce matin : LA JEUNE FILLE ET LA MORT DE SCHUBERT

mais le titre exact en allemand est :
  LA MORT ET LA JEUNE FILLE.


Les deux expressions bien que semblables ont un sens très différent :
La jeune fille va vers la mort, elle a encore une échappatoire, elle peut lui dire bonjour très poliment et repartir, courir dans sa robe blanche, tremblante dans le souffle froid de la camarde, courir, courir ......

Mais si la Mort vient vers la jeune fille, arrive vers elle sans bruit, quelles sont les chances de la jeune fille? très faibles......Mais elle en a tout de même une, ce n'est pas complètement désespéré, Elle peut  comme la Belle au Bois dormant, "faire semblant" et la Mort s'en retournera trompée mais vaincue.

La jeunesse sera la plus forte..

Je ne sais rien des intentions de Schubert, ce n'était pas un homme gai, il était désespéré , il avait eu très jeune de mauvaises fréquentations...

Nous...Gardons l'espoir !



par jubelle (juliette Beaudroit) publié dans : MON JOURNAL
Jeudi 23 février 2006


ET TOUS CEUX QUI ONT APPRÉCIÉ L'EXTRAIT DU LIVRE D'HEDI KADDOUR : WALTENBERG..... (voir "Promenade en automne")


"C'est simple, une description, il faut une bagarre, un conflit, le conflit compte beaucoup plus que les détails. Le vent et les arbres, si on montre le vent courbant les arbres, on a vite fini, mais si les arbres résistent on a une bataille, du répit, des tensions, du drame, une forme, La Fontaine savait déjà cela....

....il faut que ta phrase se bagarre avec elle-même, c'est pour ça qu'il faut décrire, pas pour ressembler, aujourd'hui la photo fait mieux, il faut décrire sans savoir où tu vas. Tu vois la lumière dans ce feuillage ? De l'autre côté de la voie ? Les fleurs ? Je me dis que si je réussis à les mettre en scène sur une page......pour faire entendre ce qu'il y a d'inouï dans la langue, là, regarde, entre les affiches de chemin de fer, le feuillage et la robe violette de cette femme sur le quai d'en face,
le couple, ...la femme brune en robe violette, l'ocre du fond de l'affiche derrière la robe violette et l'écharpe couleur belladone, je ne sais pas encore, il y a toute la puissance du jour, ou il n'y a rien, mais si les mots se mettent à lutter les uns contre les autres autour de l'affiche et du visage de cette femme en robe violette, alors ma langue allemande servira un peu moins à donner des ordres.....


...il faut que la phrase se batte contre l'ordre, il faut qu'elle s'étire et qu'elle se batte en même temps contre tout ce qu'on lui a fait faire jusque là, il faur inventer une phrase différente de ce qu'elle était avant, une phrase en désordre, des mots en clair-obscur, avec le sentiment qu'ils ont raté quelque chose, ne commence pas ta phrase si tu sais comment la terminer, parce que le lecteur le sait aussi, et quand tu te relis tu enrages devant ce que tu n'as pas réussi à faire, et si ça se met soudain à chanter tu dois te            
 dire que le chant n'est que la vanité de ce que tu n'as pas accompli...


Il faut lancer les mots sinon il ne restera bientôt plus que des phrases sèches et des langues de télégraphistes."

extrait de "Waltenberg", d'Hedi Kaddour (Gallimard)

illustration "Matisse, femme en robe violette"



par J.Beaudroit publié dans : MON JOURNAL
Lundi 20 février 2006


Moi aussi, je veux jouer  !


 QUI SUIS-JE ? : une lionne assagie (encore trop souvent prête à aider la veuve et l'orphelin, malgré les déboires qui s'ensuivent souvent)
QUEL ÂGE AI-JE L'IMPRESSION D'AVOIR : L'âge de mes désirs (au sens large du mot s'entend)
QUI ME CONNAIT LE MIEUX ? Moi, je crois, avec mes secrets, mes manques, mes désirs, mon besoin d'être aimée et la crainte de perdre mon indépendance.
LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE DE LA VIE : l'amour, l'amitié qui devrait nous lier les uns aux autres
JE PORTE TOUJOURS : du violet
JE SUIS LE PLUS HEUREUSE QUAND : je crois réussir un tableau






LE LUNDI MATIN VOUS POUVEZ ME TROUVER dans mon lit avec un livre, et une tasse de Thé,

MON MOYEN DE TRANSPORT PRÉFÉRÉ : le train, je rêve de prendre le TransEurope Express
MES YEUX SONT verts


                                                       dame en bleu

                             L'OBJET QUE JE PRÉFÈRE : Les orchidées























                                  orchidée mauve



par J.Beaudroit publié dans : MON JOURNAL

Information


Je préviens les visiteurs
que certains textes
 sont réservés
aux adultes

Dans ce cas là,
 je mettrai
une annotation
 en préambule :

"Déconseillé au mineurs"

Commentaires Récents

Catégories

Newsletter

Inscription à la newsletter

Images aléatoires