EXTRAIT :
« Je ne peux plus jouer l’attente patiente , et la construction minutieuse d’une amitié que l’on sait en partance, je n’ai plus cette croyance pour moi.
Je suis debout, incapable de me coucher et dans le désir pourtant de me reposer, mais qu’y puis-je si la mort est pour moi mon seul ennemi, la seule chose véritable contre laquelle je me dresse, malgré moi, malgré le dire des gens, leurs lois certaines et leurs certitudes profondes »
Lorette Nobécourt
LA CONVERSATION (GRASSET)
« Je ne peux plus jouer l’attente patiente , et la construction minutieuse d’une amitié que l’on sait en partance, je n’ai plus cette croyance pour moi.
Je suis debout, incapable de me coucher et dans le désir pourtant de me reposer, mais qu’y puis-je si la mort est pour moi mon seul ennemi, la seule chose véritable contre laquelle je me dresse, malgré moi, malgré le dire des gens, leurs lois certaines et leurs certitudes profondes »
Lorette Nobécourt
LA CONVERSATION (GRASSET)
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
Voici une très belle phrase de Merleau-Ponty, recueillie dans un petit livre, très riche de pensées :
L'OEIL ET L'ESPRIT
"Essence et Existence, imaginaire et réel, visible et invisible, la peinture brouille toutes nos catégories en déployant son univers onirique d'essences charnelles, de ressemblances efficaces et de significations muettes"
L'OEIL ET L'ESPRIT
"Essence et Existence, imaginaire et réel, visible et invisible, la peinture brouille toutes nos catégories en déployant son univers onirique d'essences charnelles, de ressemblances efficaces et de significations muettes"
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
Dans " Papier libre", j'ai proposé à mes fidèles abonnés le thème suivant :
"Que vous évoque ce magnifique chêne dénudé"
J'ai participé, voici mon texte :
Je suppose que beaucoup d'entre vous avez lu, ce monument, cet admirable livre si humain, si riche :
GUERRE ET PAIX de TOLSTOÎ
Rappelez-vous ......
Le Prince André est invité chez des amis,
Il est mélancolique,
(ce sera toujours la nature profonde de ce personnage),
Traversant en calèche une forêt, il remarque un grand chêne dénudé,

chêne en hiver
Ses pensées sont moroses,
il est seul dans la vie avec un enfant.
Il n'a plus d'avenir, comme ce grand arbre dénudé,
il se sent mort.
Chez les Rostov, il rencontre la gracieuse et toute jeune Natacha,
elle a la tête pleine de rêves et de rires.
Il s'éprend d'elle
et repartant, un mois plus tard, avec des projets de vie à deux
il cherche du regard, le chêne "mort".
Il l'aperçoit enfin et le reconnait à peine,
Il s'est couvert de feuilles,
frémissantes dans le léger vent du printemps.
Il y voit un présage favorable.
Il est heureux
Juliette
http://beaudroit.com
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
Comment vous parler avec clarté et sans longueur,du livre de
JONATHAN LITTELL
LES BIENVEILLANTES
Grand Prix de l’Académie Française
LES BIENVEILLANTES
Grand Prix de l’Académie Française
D’abord le titre : “Les Bienveillantes”
Par antinomie sans doute, les Anciens avaient surnommées de ce qualificatif les Euménides, créatures les plus terrifiantes de la Mythologie antique, chargées de traquer et de punir les criminels....
Nous sommes dans l’Allemagne Nazie, deux ans avant la défaite, l’Allemagne de la traque des juifs, du génocide des camps de concentration, des massacres de populations, des bombardements meurtriers des villes germaniques, de la chûte de Stalingrad, de la mort perpétuellement présente sous tous ses aspects les plus horribles, les plus honteux.
Nous suivons le parcours du trouble Dr Max AUE, officier SS. (le livre est écrit à la permière personne) C’est le personnage autour duquel va se construire le roman. Nazi parce qu’il est allemand, par son père, homme sans grande sensibilité, narcissique, il se regarde vivre avec une certaine complaisance.
Premiere énigme : celle de l’assassinat de sa mère et de son beau-père, pendant la nuit qu’il passe chez eux, en France, double mort qui le poursuivra tout au long du livre.
Deuxième questionnement, : quelles ont été ses relations avec sa soeur jumelle, Les plus beaux passages vers la fin de ce roman touffu (900 pages) décrivent l’amour incestueux et désespéré qui l’unit à elle.
Le destin de Max Aue semble indéfectiblement et tragiquement lié à celui de l’Allemagne et sombrer avec elle dans le sang et la folie.
Ces trois thèmes, comme trois sinusoïdes, se mèlent tout au long du récit, mis en lumière chacun leur tour par le tragique destin du pays.
Dernière phrase du livre :
“Les bienveillantes avaient retrouvé ma trace”
Livre difficile et passionnant
Juliette b.
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
J'ai relevé le défi de mettre ensemble les mots proposés par Irène : http://www.mamirene.com.......
Il faut bien s'amuser !
Ma feuille restait blanche
Rien ne venait à mon esprit…
Je rêvais d’une forêt vierge
des mots envahissants et drus
Parmi lesquels je trouverais,
Les signes lumineux
D’une merveilleuse histoire.
Celle d’un lionceau aux yeux bleus,
d’une girafe élégante et brune ,
d’une impossible quête
à la mitant du jour,
d’un dialogue étrange
et doux
d’une tendre amitié
Mais ce n’est qu’un conte
Peint sur la soie fragile
Du temps,
Petit lion retrouvera sa maman
La girafe, sa savane
Et ils rêveront la plénitude
de leur impossible rencontre
juliette b
http://beaudroit.com
par juliette b.
publié dans :
LIVRES
