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LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS



Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.

Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage .

  J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.

J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.

Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....



secret.jpg

mes autres blogs :
Orchis-mauve
Little Prince

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Dimanche 21 juin 2009




Chapitre 3

Sa voix était de pierre, de ces cailloux tombés au fond des torrents de montagnes, de ces galets roulés sans cesse par les mers, brutaux et bruts. Elle arrivait de loin, des entrailles de la terre d’où elle avait surgi, lave rouge en fusion, soudain solidifiée au sortir de sa bouche. Son corps était volcan.
La terre ne triche pas. Sa voix était vraie.
 
Au creux de ces sonorités tellurique, elle décelait cependant une fragilité, de celles du bois mort se brisant sous le pas, de celles de la lame qui soudain se casse net. Elle y lisait la délicatesse de la blessure, l’aumône du temps, les cadeaux douloureux de la vie, la tristesse de l’absence, les questions sans réponses, la solitude. Une brèche.
 
Elle s’y est engagée. Le fallait-il ?
Les parois de son corps l’ont ainsi accueillie. Elle était dans son nid, entre ses lèvres, entre deux murailles chaudes qui l’engloutissaient, l’anéantissaient, la protégeaient, la prenaient, toute.
Elle n’avait plus peur.
Elle n’avait plus froid.
Le sang incolore du doute ne coulait plus de ses yeux.
 
Elle était en lui, dans sa main, dans sa tête. Il la vivait. Il la faisait vivre.
Espoir.
Ils allaient l’un vers l’autre.

Arthelisia Copyright ©

http://corpsetame.over-blog.com/article-2535993.html
 
 
Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS AMIS - Communauté : Les beaux mots
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Jeudi 18 juin 2009



On se réveille d'un sommeil peuplé d'ombres, on observe la chambre dans la demi-obscurité du matin.

 on a oublié un très court instant.....




                                                                                              son vélo



Mater Dolorosa
























Mais le souvenir est là avec ses images, ses voix, ses pleurs....








                           









                                                                           Ne pars pas




                       la châsse




ta présence













Elle n'est plus .....


Par juliette b. - Publié dans : ETRE PEINTRE - Communauté : Blog d'arts
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Lundi 15 juin 2009

Chapitre 2

Il observait attentivement son Lapaz. Sa cape claro si peu nervurée, était fine et délicate. Une peau.
Cela faisait trop longtemps qu’il en avait frôlée.
Une peau.
Il se rêvait sur elle.
Il parlait à cette peau.
Il se réveillait sur elle.
Elle le révélait.
Des aurores sortaient de ses doigts affamés et embrasaient son crâne.
Des danses infernales agitaient ses muscles et enflammaient son ventre plein de serpents.
Des mots s’entrechoquaient en un tintamarre tellurique mêlant plusieurs langues, celle de la plus bacchanale musique et celle de la tendresse, celle qui pénètre entre les cuisses et celle qui réunit les bouches, celle du désir qui tord et celle du don.
Il se rêvait en elle.
 
Ce matin là, il avait écrit trois pages.
Son esprit était mouillé de larmes, d’alcool, de café fort. Il renouait avec les mots. Il se nouait à elle. Il marchait sur le verbe, hésitant, tanguant, courant soudain, exalté, jouant, jouissant, ivre de mystère, et souffrant cependant de trop d’ignorance, de trop de questions sans réponse.
 
Il resta plus de trente minutes dans son bain, la main sur son sexe, douloureux.
L’eau était froide.
 
Le téléphone le fit sursauter.

Arthemisia Copyright ©
http://corpsetame.over-blog.com/article-2535993.html

 
Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS AMIS - Communauté : Les beaux mots
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Vendredi 12 juin 2009



"Chapitre 1
De ces lèvres inscrites en rose sur la carène de son corps échoué, il trouvera la pente. Il aimera s’y glisser.
Il voudra y descendre ainsi le fer de la bêche qui creuse la terre.
Il y rencontrera l’algue cannibale, l’alcool profond, l’amertume tiède des souterrains tropicaux, le fruit défait, le fleuve blond qui noie le lit, la magique nouveauté.
 
Jean Yves aimait les femmes.
Celle-ci le subjuguait.
Pourquoi, sans même connaître son prénom, cette affreuse envie le prenait-il de nouveau à la gorge, au ventre ? Sa bouche aussi en était déjà pleine.
Dans la Bible, les hommes connaissent les femmes. Tel n’était pas le cas. L’inconnu le transcendait ; l’interdit le prenait.
Il la voulait.
Il le fallait.
C’était écrit, absolument, inéluctablement.
Affaire de destinée.
 
20 h.
Il marchait en fumant, shootant dans les flaques grises de la ville traîtresse où il traînait des aventures, des douleurs, des inquiétudes.
Une ombre s’installait de nouveau à ses côtés."

Avec l'autorision d'Arthemisia Copyright ©:
http://corpsetame.over-blog.com/article-2535993.html


 
Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS - Communauté : Les beaux mots
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Lundi 8 juin 2009





Jouons à la marelle, veux-tu ?

Ne sois pas timide, tu soulèves un pied et tu sautes dans le UN
Attention ! il ne faut pas toucher les traits, sinon tu devras recommencer.
Ne pose pas l’autre pied, surtout !
Il faudrait que tu le fasses plus vite tu garderais mieux ton équilibre.

Bien, le DEUX maintenant, voilà c’est bien et tu vas pouvoir te reposer en sautant dans le TROIS et le QUATRE,  les deux pieds écartés.

Tu ne touches pas la craie, tu gardes bien ton équilibre et tu repars à cloche-pied vers le CINQ

Bien !

Et maintenant le dernier saut vers….. en principe le PARADIS
Ah ! je crois qu’il y a un petit problème, ma pauvre tu es tombée dans l’ENFER

Juliette


Par juliette b. - Publié dans : RÉCITS - Communauté : Les beaux mots
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