Mes autres apparitions


Vous pouvez me retrouver ici :

Papier Libre
venez y participer.....


Commentaires Récents

Images aléatoires

  • 484 saveur d'été
  • masque
  • jeanrostand351
  • tristesse90.jpg
  • course.jpg

Présentation

Texte Libre

 
              6bisle-chat-bleu.jpg               


LE MONDE DE JULIETTE :
une LAURE DES ARTS



Une Laure, ou Lavra en grec, est un monastère. Un lieu où l'on médite, seule dans sa cellule, pour créer pour sa foi avant de communiquer avec le monde.

Ma cellule est mon atelier de peintre, ma foi, c'est l'art, tous les arts, et j'ai la chance de créer en peinture, pour raconter une histoire, la mienne, où en filigrane apparaîtra un visage .

  J'espère (et la foi est aussi espérance) que vous la devinerez, que vous aimerez ce visage inlassablement répété, toujours identique, toujours différent, qui d'un outre-monde vous parle de l'amour, de la paix du coeur et d'espérance.

J'essaierai de vous faire partager mes bonheurs de peintre, mes grandes craintes, mes petites joies, mes déceptions. Vous les imaginerez au travers de mes toiles, vous les jugerez aussi.

Je vous dirai aussi mes coups de coeur: livres, poésies, et peut-être des récits, des poèmes d'amis, de moi.....



secret.jpg



Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /Nov /2005 09:44

Je l'ai remarqué d'abord à son allure, un peu provocatrice : grand et mince, les cheveux blonds mi-rasés, le reste en une longue natte, des vêtements manifestement usés, mais bien accordés en couleur, style camouflage militaire.
Ce que j'ai apprécié tout de suite, c'est qu'il n'accrochait pas les gens, ni de la voix, ni du regard, simplemennt, au moment où l'on passait il soulevait et agitait un peu son journal de SDF, une duscrète invite,
Et cela fonctioinnait .

Je ne suis pas très locace avec les inconnus, et je lui ai d'abord souri, puis je lui ai pris son journal deux fois en lui laissant le deuxième "puisque je l'avais déjà"
Je lui ai demandé un jour de grand froid si ce n'était pas trop dur "on s'habitue" a-t-il simplement répondu, et ainsi de petites phrases, en sourires, j'ai eu l'impression que c'était un ami.

Un jour il m'a parlé plus longuement, et par bribe, j'ai su son histoire :
Dans la rue dès quatorze ans, en rupture avec ses parents (il est du nord) il a dormi dehors, a bu, s'est drogué, a volé.....
Et ....il a fait la rencontre d'un homme qui l'a logé, nourri et donné le goût d'une vie honnète. "Je suis végétarien, parce que lui l'était aussi, je lui devait ça ".

Mon intérêt s'est transformé en estime, je lui glissait un billet plié dans la main au lieu des 10 francs habituels. J'ai hésité longtemps devant les gros pulls, mais je ne lui en ai pas acheté un, il était trop fier pour ça. Je lui ai simplement demandé s'il avait assez chaud. "ça va, j'ai plusieurs pulls" Ses réponses étaient toujours brèves, il souriait peu.
Pour chaque Noël, je lui glissait un assez gros billet, Il avait un de ses rares sourires, et c'était ma plus belle récompenbse. Au fait, il s'appelait Philippe.

Un jour, il m'a annoncé qu'il ne dormait plus dans la rue, et vivait avec une fille qui avait un bébé "je l'aide à l'élever" Il souriait à peine, mais il émanait de lui un parfum de bonheur.
J'ai un peu "tiqué" quand il est venu avec une dame huskie, très jolie "mais comment la nourrissez-vous ? " Il allait dans un centre d'aide pour SDF où on lui vendait pour presque rien des grands sacs de "friskie"s". Il venait maintenant sur un vieux vélo pour lui donner du mouvement.
Au Noël suivant, il m'a annoncé la visite probable de sa mère, "si mon frère a le tempos de l'amener" Et elle est effectivement venue. Comme il était heureux !
 
Enfin, dernier épisode, il m'a annoncé qu'ils allaient avoir un enfant, lui et sa compagne. "Mais comment l'éleverez-vous ?" - Je m'en suis toujours sorti jusqu'à présent ...." il avait l'air si confiant !
J'attendais la naissance pour lui faire un cadeau, mais il a disparu.
Mon désarroi était grand, comment savoir ce qui lui était arrivé ?
Deux mois plus tard, j'ai posé la question à son "remplaçant" Il m'a répondu avec un grand sourire: "IL A TROUVÉ DU TRAVAIL!"

Ni commentaire, ni conclusion, je pense toujours à lui avec amitié.


Page copy protected against web site content infringement by Copyscape

Par J.Beaudroit - Publié dans : MON JOURNAL
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 16:52





Elles ne sont là que depuis quelques jours, le temps de les trier, et je vous les montre ici et dans l'album ; :VERNISSAGE

Vous remarquerez, bien sûr l'artiste, Juliette Beaudroit, hélas le bras en écharpe, avec à ses côtés, Mme Le Maire Annie Guillemot,  dont le visage affable révèle l'intelligence et la bonté, et à gauche Jean-jacques Queyranne, qu'il n'est peut-être pas nécessaire de vous présenter (ancien ministre, Président de la Région
Rhône-Alpes                                                        
A remarquer dans l'assistance,la belle Elizabeth Queyranne; Jean-jacques Lerrant (critique d'art) Roger Pestourie, très fin amateur d'art et amoureux de Juliette (si,si), Bernard Chouvier, Professeur de Psychologie à l'Université Lyon 2.

Par J.Beaudroit - Publié dans : ETRE PEINTRE
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 12 novembre 2005 6 12 /11 /Nov /2005 00:00


                                
                                            vagues de ton silence

Je vous avais promis, un peu inconsidèrement, de vous faire un compte-rendu du vernissage du 4 Novembre. Depuis, j'ai eu des problèmes ( un genou fracturé) et je n'ai plus eu l'envie d'écrire.
Mais, il faut se reprendre, donc voici :

Des amis, des amateurs d'art, des sympatisants étaient là,
 assez nombreux (pas de chance, il pleuvait).

Madame le Maire a fait un discours chaleureux dont la
modestie m'empêche de vous révéler la teneur (d'ailleurs,
 elle l'a gardé). J'ai répondu :


"Merci Madame le Maire
Merci J-J Queyranne  (ancien ministre, président du Conseil
Régional)

et merci à vous tous d’être là,  attentifs et indulgents.

Nous nous sommes déjà rencontrés, il y a onze ans, sur un “CHEMIN DE VIE” qui nous conduit aujourd’hui à mon JARDIN SECRET”

Vous y trouverez non pas la femme (vaste sujet), non pas des femmes (trop vague, trop froid) mais UNE FEMME, toujours identique et toujours différente, entourée comme dans tout jardin, de fruits, de fleurs, d’arbres, d’ oiseaux.

Ma technique, je le reconnais assez élaborée, désire révéler et cacher. Mes toiles parlent de l’ailleurs et de toujours, murmurent des secrets, s’offrent et se refusent.
Je vous souhaite une agréable promenade en ce jardin.     le peintre en son atelier

Merci encore  et bonne soirée"

Pas mal, hein!
Ensuite, bouquets de fleurs, applaudissements, compliments, autographes et petits fours.........
Je suis rentrée heureuse et fatiguée.

j'attends toujours du photographe les images qu'il m'a promises.............

Pour vous faire attendre, deux images inédites .

   
                                     
Par J.Beaudroit - Publié dans : ETRE PEINTRE
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 3 novembre 2005 4 03 /11 /Nov /2005 00:00

ON ACCROCHE !!!
Je viens de passer l'après-midi avec une équipe sympa, nous avons accroché mes toiles dans la salle dHonneur de la Mairie.
Moi, si fatiguée ce matin, j'étais euphorique, tout s'est bien passé.
Je vous ferai le compte-rendu samedi
bises à bientôt







les passantes de l'ombre
Par J.Beaudroit - Publié dans : ETRE PEINTRE
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Dimanche 30 octobre 2005 7 30 /10 /Oct /2005 00:00

EXPOSITION de mes oeuvres récentes
dans la SALLE D'HONNEUR
DE L'HOTEL DE VILLE de BRON
(banlieue de LYON)

"JARDIN SECRET"




Les femmes élues
de juliette Beaudroit semblent abimées dans un rêve
dont il serait indécent
de surprendre les secrets
Laissons les à ces liturgies étranges
ne cherrchons pas à percer leurs regards indifférents à la monotonie des jours,
tentons de demeurer en peinture au sein d’un univers
où le peintre dit sa participation au monde.
Au delà du prétexte, essayons de comprendre l’action du poète,
le désir actif d’un témoin décidé à dépasser les apparences trop restreintes
et à atteindre l’amande du fruit.
Avec Juliette Beaudrfoit
plusieurs lectures s’imposent, puisque son but ne consiste pas
à plonger le spectateur dans les apparences d’un récit
mais à soulever le voile afin de permettre l’entente d’une langue
où les formes et les couleurs
veulent dire autre chose
affirmer le pouvoir d’un discours
exigeant et pur.
Dans cette peinture de rigueur et de tendresse
il convient de pénétrer discrètement
pour rejoindre la feveur du témolignage
et découvrir Juliette Beaudroit
une artiste qu’il importe attentivement d’écouter.

René Déroudille
Critique d’Art



















Tout m'émeut et me bouleverse chez Juliette Beaudroit. Je parle ici de la femme et de l'artiste. C'est un personnage mythique, tout en profondeur, qui révèle à tout moment et en toute occasion ce qu'elle est exactement. Elle nous fait découvrir surtout un intérieur  porteur de souffrance, un mélange en quelque sorte de cri et de douceur dans une offrande où se décèle sa toute puissance de vivre et d'exister. Juliette Beaudroit puise dans cet intérieur un besoin inextricable de nous dire qu'elle est  toujours là, présente parmi nous mais aussi installée dans un au-delà où la vie est triomphatrice de la mort et où l'être sorti de sa chair reste l'impérissable qui nous observe et sculpte à longueur de jours ce que nous vivons sur cette terre des hommes.

La peinture de Juliette Beaudroit est faite de cette image qu'elle nous projette. La création, chez elle, c'est ce tourbillon de nuages et d'orages, avec un quotidien qui déverse au goutte à goutgtesa mélancolie lancinante et destructrice. Tout cela est une réalité existentielle mais chez cette artiste il y a bien  d'autres choses
à découvrir. Ses toiles différentes au fil des ans, son écriture (peut-être) qui existe quelque part, sa manière d'être tout simplement : des ingrédients porteurs de communicabilité quji nous interpellent et nous positionnent sur ce que nous sommes en plaçant en exergue nos valeurs et nos dérives.

Sans doute est-ce de ces rivages où se croisent couleur, athmosphère et force du trait que se découvre avec  une intensité que je ressens fort, un univers sprirituel qui n'est pas innocent, puisque Ciel et Terre sont, chez Juliette Beaudroit, un seul et même mirage.

Pour moi cette vision des choses s'affirme dans ses nus où elle excelle avec une sensualité qui nous laisse contemplatifs et pantois.

Avec  l'esthétique du corps, la tendresse et là présente. S'y affiche aussi le défi du regard et, par je ne sais quel mystère, ses mains aux doigts affinés, oh combien!  placés là où il faut pour habiller la toile de leur perfide tentation mais dans une gestuelle combien discrète et pudique.

J'emploie le mot pureté dans cet envoûtement qui nous fascine et je sais bien que l'absente réapparaît dans cette construction féérique où l'âme reste la souveraine.

Je pourrais en dire davantage sur Juliette Beaudroit, que j'aime comme une femme et comme un peintre, que je la trouve belle par ce qu'elle nous offre, que la beauté ça existe lorsque la création prend une forme humaine qui nous rappelle un peu ce que nous sommes, à la fois fragiles et vulnérables, mais toujours insoumis.

Ce qui s'exprime chez ce peintre n'est ni plus, ni moins qu'un souffle de réel et d'espérance, avec le bonheur qu'il nous reste à conquérir par notre foi d'y croire, à tout instant des jours et des saisons.

Roger Pestourie
Président de l'A.P.A.
Collectionneur



voir également :
http://emerveillements-d-alice.over-blog.com/
Par J.Beaudroit - Publié dans : ETRE PEINTRE
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés