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Mercredi 7 mars 2007

HIER soir,
Ballet CULLBERG à la MAISON INTERNATIONALE DE LA DANSE DE LYON.

Les ballets CULLBERG, créés il y a 30 ans, et dirigés actuellement par Johan Inger nous ont proposé deux spectacles :

END du chorégraphe : Sidi Larbi Cherkaoui

Le thème est celui du voyage, du départ vers un ailleurs.
Un Homme arrive, traînant avec lui un capharnaüm d’objets usuels , il les abandonne en s’écroulant de fatigue, il vient de loin.

Il commence à investir son nouveau domaine pendant que passent dans le lointain les ombres épuisées d’autres errants.
Ils s’arrêtent, font connaissance,timidement, joyeusement comme de jeunes êtres sans soucis du lendemain.
L’Homme lui, les ignore et commence à reconstruire une maison, dans laquelle il incorpore petit à petit tous les objets.

Le groupe s’affronte dans un combat violent (karaté), avec des hurlements, des cris.
Puis la paix se fait, ce sont les femmes qui commencent à parler et à expliquer : Dieu, la Création, le Foi, le Don de soi, dans un ballet de gestes et de voix paisibles et bons, ils s’invitent chez  l’Homme dans la maison où brille une lumière, parlent joyeusement, écoute de la musique.

Ils ont recréé une société.

Mais une femme parvient jusqu’à eux en se traînant et en geignant, elle a un bébé qu’elle laisse devant la porte en mourant.
Tous se précipitent, prennent l’enfant qu’ils se passent avec des murmures joyeux et émerveillés, . L’homme le garde dans ses bras.
La  tribu recomposée détruit la maison et emporte les épaves éparses.


Leur Société se disperse………et disparaît

Sur une Musique Traditionnelle de Georgie,  accompagnée d’explosions, de passage d’avions inquiétants d’une guerre proche, « dansé » avec talent et conviction, c’est un très beau ballet, au sens humain et profond de l’éternelle histoire des hommes créant et détruisant leur civilisation .

Je ne dirai rien du second ballet : BLANCO de Johan Inger, après ce beau moment il m’est apparu (et pas seulement à moi) assez vide et incompréhensible..
Ce qu’en dit le chorégraphe :
« Blanco est situé dans une dimension de tensions qui résident entre libertés et contraintes.
Les contraintes vous forcent à vous redéfinir vous-mêmes ; je tente ainsi une sorte de purification »




par jubelle publié dans : SPECTACLES
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