Comme elle est longue cette nuit,
Comme elle est noire.
Je me sens si seule dans mon grand lit,
Même le chat n’est pas venu,
Habituellement, il me lèche le nez
Et se couche contre mes jambes
En ronronnant.
Il me juge peut-être lui aussi…..
Comme je suis seule !
Et ce remords qui me tourne dans la tête…
Je n’ai peut-être pas fait ce qu’il fallait,
Je n’ai peut-être pas dit ce qu’il fallait
J’ai peut-être été coupable de négligence…..
Je revis ces instansS
Encore et encore.....
Un léger son, ,
Un pépiement d’ oiseau
Comme un murmure,
Un autre répond
Un pas léger,
Un ronronnement à mon oreille
De petits baisers de chat
Je dois me réveiller
Il a besoin de moi, il a faim.
Une lueur naît entre la fente des volets
Je me lève d’un bond
Je pousse les deux vantaux
Une lumière légère, laiteuse
Iridescente
Sur un ciel de début du monde.
Le jour se lève.
Juliette
Petits pas légers
Glissés
Silencieux
Yeux baissés
Lèvres rouges
Peau pâle
Cheveux relevés
Chignon improbable
Corps frissonnant
Kimono bruissant
Taille souple
Danse
Doigts graciles
Effleurent le shamishen
Pieds caressants
Silencieux
Envoûtants
Désir sans promesse
Juliette
Il a la fraîcheur des matins d’été parcourus de frissons,
la douceur du silence léger d’un printemps frileux, le silence du jardin ombreux empreint des rumeurs de la ville,
l’abandon d’une maison vidée de ses invités,
le sourire de la nuit qu’un chant de rossignol fait résoner,
l’oubli des heures dans les pages d’un livre d’images lointaines,
le goût du souvenir d’une voix belle et tendre,
d’un désir vécu et toujours présent,
Il a aussi la teinte mauve de la nostalgie
le cri violet de l’abandon
juliette
Je t’ai écris
il y a longtemps,
si longtemps, ces mots aimants …
« Le baiser-papillon butine tes paupières étirées d'une caresse tendre »
Tu as gardé le silence,
tu n’as pas frémi
sous ce voluptueux frôlement,
et pourtant ,
le « baiser-papillon »
voulait continuer son chemin,
de lèvres en tendre cou ,
de cou en fragile peau,
de peau frémissante en main légère,
de main légère en doigts longs,
pour déposer enfin
sa poudre de lumières
de délices
en ce lieu
de désir odorant,
LÀ,
où tu sais…
oui LÀ…..
Juliette
POUR "PAPIER LIBRE"
Ils vont, les petits cailloux
Ils courent
Ils dansent,
Ils sautent
Ils se roulent dans le sable
Mènent la sarabande
Les petits fous
Ils vont les petits cailloux
Ils sont blancs
Ils sont noirs
Ils sont roux
Ils vont les petits cailloux
Ils attendent la vague
Prochaine et légère
Qui les roulera tout doux
Ils sont les petits cailloux
Juliette
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