Vendredi 22 août 2008
Pour moi, il n'y a QU'UN OPÉRA C'est PELLÉAS ET MÉLISANDE de Claude DEBUSSY
J'en connais chaque note, chaque passage. je l'ai 4 fois en DVD, 6 fois en CD, je l' considère comme un joyau de la musique d'opéra.
Voici un article "anonyme" qui vous parlera mieux que moi :
"Les vestiges du soir
Samedi soir à l’Opéra Bastille pour une splendide représentation de Pélléas et Mélisande, mise en scène par Robert Wilson avec, dans les rôles titres, le baryton Simon Keenlyside et la soprano Mireille Delunsch.
Merveille d’une musique dont les volutes discrètes envahissent tout comme la fumée d’un incendie qui couve, incendie au foyer incertain, impossible à circonscrire… A l’ambiguïté des personnages, à leur incapacité de dire les sentiments contradictoires qui les rongent, font écho les jeux d’ombre et de lumière, l’eau pure des fontaines et la source croupissante des gouffres : enfants perdus au creux des fissures d’une vieille citadelle, les amants se vouent à leur perte comme à un noir dessein qui lentement les aspirerait et auquel, étrangement, ils cèdent sans résistance. Le royaume d’Arkel n’est finalement qu’un empire de la mort : son maître, que fascinent la fraîcheur et l’innocence de Mélisande, emportera l’épouse du malheureux Golaud, violent et jaloux, dans les demi-pénombres d’un trône vermoulu, entouré de fantômes, perclus de remords et de mauvais instincts.
La musique de Debussy évoque l’inexprimable ; la mise en scène suggère plutôt qu’elle ne montre, conjuguant des décors minimalistes, des costumes hiératiques et sobres, et un jeu d’acteurs qui tient davantage de la pantomime que du théâtre. Parfois, surgit la beauté, incandescente et pure, comme dans la première scène du troisième acte où Pelléas, dissimulé sous un saule, se berce du chant mélodieux de la princesse : « mes longs cheveux descendent jusqu’au seuil de la tour, mes cheveux vous attendent tout le long de la tour,… ». La douce mélopée captive le jeune homme comme plus tard ses bras enserreront, en une étreinte violente et sensuelle, l’épaisse chevelure de Mélisande. Ce fut un moment de magie véritable : dans l’immense salle, pas un chuchotement, pas un éternuement, pas un souffle ne vinrent troubler l’étrange récitation aux accents médiévaux."
(anonyme de talent)
critique confiée par Arthémisia
Pour coir et écouter cet Opéra, se rendre sur : http://www.youtube.com/watch?v=kfCwgy16gFU&feature=related
par juliette b.
publié dans :
SPECTACLES
communauté :
Les beaux mots
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