Mercredi 9 avril 2008




Turner (détail)


OCEANE


Veuve de jade
épouse aux voiles pâles
de tes colères sombres
comme la mort
en tes abysses de soie
aux lumières furtives
mère créatrice
mère dévorante
vaste et somptueuse
ta voix ample et sombre
nous effraie et nous porte
violés jusqu’en nos âmes
fascinés inconscients
heureux en nos amours
violentes et dévorantes


j.beaudroit
Copyright © juliette beaudroit
j

par juliette b. publié dans : POÉSIE
Jeudi 20 mars 2008

ecrire.jpg


Les mots errants
se croisent étonnés
se suivent à petits pas,
d'un sourire charment
et caressent timides
s'égaillent
se fuient et se cherchent
offrent une fleur légère
ou chatoyante aimée
apprivoisent de phrases
plus audacieuses
plus douces
amoureux malgré eux
ne peuvent se quitter
sans avoir essayé
l'harmonie parfaite
de paroles hasardées,
de paroles hasardeuses
pour parvenir enfin
au terme de leurs ébats
lassés de trop d'amour
et de baisers volés
à un poème ailé
délaissé sur la page
aux vents de leur oubli

jb
Copyright © juliette beaudroit
pour Écriture Ludique
(communauté à laquelle je viens de m'inscrire)

par juliette b. publié dans : POÉSIE
Jeudi 28 février 2008



L'ovale allongé, sévère,
Les plis de la robe noire....
Jeune grand-mère! Qui baisait
Vos lèvres hautaines ?

Ces mains qui dans les salles du palais
Jouaient les valses de Chopin...
De  chaque côté du visage de glace
Les boucles en spirales

Le regard sombre, droit et exigeant
Le regard prêt à la bataille
Les jeunes femmes ne regardent pas ainsi
Jeune grand-mère qui êtes-vous ?

Que d'occasion vous avez emportées
Que de choses impossibles aussi......
Dans le sein affamé de la terre
Polonaise de vingt ans !

Le jour était innocent, le vent frais.
Les étoiles sombres mouraient.
Grand-mère ! Ce cruel tourment
Dans mon coeur....serait-ce vous ?

Marina TSVÉTAEVA30
4 Septembre 1914
par juliette b. publié dans : POÉSIE
Mercredi 20 février 2008


undefined
Photos Copyright © Arthémisia
   http://corpsetame.over-blog.com

 

Impudique
Sous vos regards
Tendres
J’offre mon secret
Pâle
Et frissonnant
A vos désirs
Tremblants

Ma chair pâle
Ouverte
Tous pétales étalés
En corolle
Relevés
En grâce
Frissonnante
Et diapré

Pâles et rosés
Jaunes des ors
Brûlants
Blancs de pudeur
Fausse
Mauves et timides
Violets,  violents,
Violés

J’élève ma hampe
Fière et oblongue
Adamantine
Loin au-dessus
De vos timidités
Et  m’effacerai
sans crainte
De me dévoiler

O.


par juliette b. publié dans : POÉSIE
Mercredi 13 février 2008


Je suis très émue , Cher Mikel,
comment as-tu si bien lu à travers ces vagues, 
le secret de cette âme perdue

vagues-de-ton-silence2-copie-1.jpg

La mer, en ce temps là, ne remuait pas, parce que ton regard était dans le mien, les anges et seulement eux remuaient gaiement dans les tableaux de nos vies, nous étions belles toutes les trois, villes et campagnes chantaient pour nous, le ciel était plein d’oiseaux et la pluie, si elle venait à tomber, ne faisait que ronronner comme un chat, nos cœurs faisaient des soupirs d’allégresse,

La mer, un jour, a broyé ton image, en amenant des vagues qui installèrent un silence entre nous, il y a eu une tempête, et il n’y eu plus que moi et mon image, image qui se métamorphosa, et toi tu disparu dans le brouillard,

Les vagues à jamais s’abaissèrent comme un rideau, et je te cherchais dans mes rêves, et je du engranger les souvenirs,

Nageras-tu alors, O belle sirène, pour me rejoindre moi qui t’attends derrière la fenêtre,

Je veux croire que tu viendras un jour apaiser mes tourments en traversant ces vagues qui sont comme des yeux et un cœur pleins d’un spleen amoureux

Mikel
http://prosenmusique.sosblog.fr
par juliette b. publié dans : POÉSIE

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