
C’est le 14 Juillet, je pédale courageusement avec mes amis pour une longue promenade en campagne.
Il est huit heures du matin, il règne une fraîcheur un peu lourde de la chaleur à venir.
Nous traversons des champs, une forte odeur de blés mûrs me saisit, un malaise léger m’envahit.
On décide de s’arrêter un moment, nous prenons un chemin de traverse, qui se termine en verdure dans un champ aux épis si lourds, que les tiges se couchent déjà. « La récolte sera belle » dit doctement le plus âgé, fils de paysans échoué en ville. « mais ils devraient se dépêcher de moissonner. Regarde-moi ce ciel ! Ah ! mes amis, il se prépare un bel orage. »
Mais paresseux, nous restons étendus dans l’ocre d’or ondulant dans le vent d’été. Je prends un épi, l’écrase dans ma main, croque un grain, « Tiens, ça a un goût de farine ….».
Le chemin verdoyant s’avance vers l’horizon, une envie d’évasion me saisit, je cours en riant, et aussitôt une nuée de corbeaux d’élève emplissant l’air de croassements sauvagement désagréables. Je m’arrête surprise et tombe dans les bras du garçon blond, le nouveau venu, qui me suivait à pas de loup. Il en profite pour m’embrasser maladroitement dans le cou, je me dégage mollement, d’un « noooon » peu convaincu. L’air parfumé m’enivre légèrement, .......
je vois deux soleils tournoyants dans le ciel comme des feux d’artifice....
Juliette ….
par juliette b.
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RÉCITS
.
Je m’appelle Julia, ma maman est morte à ma naissance, et très vite mon papa s’est remarié. J’ai donc eu une marâtre (une vraie), et ensuite deux sœurs.
Elles ne m’aiment pas, et comme mon papa est souvent en voyage, elles me font faire tout le travail à la maison.
Mes sœurs me battent, me griffent, me font tomber exprès dans le foyer quand je nettoie, et comme je suis toute poussiéreuse, elles et toute la maisonnée m’appellent Cendrillon.
Ça me fait pleurer, parce que mon vrai nom c’est Julia.
Mais j’ai de la chance, j’ai une marraine-fée, elle vient me voir parfois la nuit, quand elle n’est pas trop loin ni trop occupée. Je l’espère chaque soir, et pour qu’elle soit contente, lorsque tout le monde est couché, je vais tirer un seau d’eau au puits, et je me lave, et quand je me regarde dans le morceau de miroir qui est caché sous mon maigre matelas, je me dis que je suis plus jolie que mes sœurs, malgré leurs belles robes.
Je lave aussi mes vêtements qui sont toujours déchirés, mais je les recouds, je me fais belle et j’attends.
Cette nuit elle est venue, je me suis précipitée dans ses bras, elle m’a embrassée tendrement, et j’ai pleuré contre sa douce poitrine.
« Pourquoi Marraine, toi qui est fée, tu ne m’emmènes pas loin d’ici ? »
-« C’est pour bientôt, ma petite chérie, j’attendais que le prince soit en âge de se marier. Il va donner un grand bal pour se choisir femme, et tu iras, dans un carrosse doré, avec une jolie robe.
Tiens la voilà. »
Et Julia-Cendrillon, se voit vêtue d’une longue tunique blanche, vaporeuse, faite de nuages et de rayons de lune..
Oh, comme elle est belle, merci ma Marraine chérie, mais je ne veux pas aller à ce bal, je veux partir d’ici, avec ma robe d’alizé et de brumes, je me sens si légère !! Je t’en prie, Marraine, souffle juste un peu sur moi, et je m’envolerai pour toujours.
Du prince je n’en veux pas, il a un regard bleu et moqueur, je le vois tourner autour de toutes les filles de la ville, il les caresse du regard…. Il me rendra malheureuse. Non je n’en veux pas »
La marraine-fée effleura avec tendresse le front de la petite fille devenue si belle, et Julia, s’envola doucement jusqu’aux étoiles, en souriant de bonheur .
Juliette
Je m’appelle Julia, ma maman est morte à ma naissance, et très vite mon papa s’est remarié. J’ai donc eu une marâtre (une vraie), et ensuite deux sœurs.
Elles ne m’aiment pas, et comme mon papa est souvent en voyage, elles me font faire tout le travail à la maison.
Mes sœurs me battent, me griffent, me font tomber exprès dans le foyer quand je nettoie, et comme je suis toute poussiéreuse, elles et toute la maisonnée m’appellent Cendrillon.
Ça me fait pleurer, parce que mon vrai nom c’est Julia.
Mais j’ai de la chance, j’ai une marraine-fée, elle vient me voir parfois la nuit, quand elle n’est pas trop loin ni trop occupée. Je l’espère chaque soir, et pour qu’elle soit contente, lorsque tout le monde est couché, je vais tirer un seau d’eau au puits, et je me lave, et quand je me regarde dans le morceau de miroir qui est caché sous mon maigre matelas, je me dis que je suis plus jolie que mes sœurs, malgré leurs belles robes.
Je lave aussi mes vêtements qui sont toujours déchirés, mais je les recouds, je me fais belle et j’attends.
Cette nuit elle est venue, je me suis précipitée dans ses bras, elle m’a embrassée tendrement, et j’ai pleuré contre sa douce poitrine.
« Pourquoi Marraine, toi qui est fée, tu ne m’emmènes pas loin d’ici ? »
-« C’est pour bientôt, ma petite chérie, j’attendais que le prince soit en âge de se marier. Il va donner un grand bal pour se choisir femme, et tu iras, dans un carrosse doré, avec une jolie robe.
Tiens la voilà. »
Et Julia-Cendrillon, se voit vêtue d’une longue tunique blanche, vaporeuse, faite de nuages et de rayons de lune..
Oh, comme elle est belle, merci ma Marraine chérie, mais je ne veux pas aller à ce bal, je veux partir d’ici, avec ma robe d’alizé et de brumes, je me sens si légère !! Je t’en prie, Marraine, souffle juste un peu sur moi, et je m’envolerai pour toujours.
Du prince je n’en veux pas, il a un regard bleu et moqueur, je le vois tourner autour de toutes les filles de la ville, il les caresse du regard…. Il me rendra malheureuse. Non je n’en veux pas »
La marraine-fée effleura avec tendresse le front de la petite fille devenue si belle, et Julia, s’envola doucement jusqu’aux étoiles, en souriant de bonheur .
Juliette
par juliette b.
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Le sourire de la Joconde
C’était, il y a longtemps, le gardien ne m’avait pas encore abîmée dans une crise de mauvaise humeur, avec ses clé s
Il était passé en marmonnant entre ses dents, « Elle m’a fait çà, la garce, avec mon meilleur ami ! ». A ce moment là, il m’a regardée « Et ça te fait rire, toi ! Ah ! vous êtes bien toutes les mêmes, à vous soutenir ! « . Et rageusement il a griffé mon corsage brodé, sur ma jolie poitrine, dont je suis assez fière.
Qua vouliez-vous que je dise, je n’y étais pour rien,
Je ne dis pas que je n’ai jamais trompé mon mari, le sieur Gherardini. J’étais toute jeune lorsqu’il m’a épousée, et l’âge venant, n’était plus très vaillant au lit.
Alors, un jour où il était absent, ….
Mais ce n’était pas ce que je voulais vous raconter.
Donc à l’époque, j’étais exposée au Musée du Louvre, parmi les autres tableaux, sans cordons pour éloigner les visiteurs, avec un gardien attitré.
D’ailleurs j’ai bien aimé cette période, où j’avais toujours un homme à côté de moi, il s’ennuyait un peu, moi je lui souriais. En fait, je ne sais faire que çà
Il y en avait qui baillaient aux corneilles, ou baillaient tout court d’une façon très mal élevée, je voyais leurs dents cariées, pas toujours agréable… ou rêvaient, parlaient tout haut, faisaient des projets de vacances, surtout en regardant le paysage d’Italie qui est derrière moi.
Il y avait des jeunes, mignons, presque de mon âge. (parce que malgré les siècles, je n’ai toujours que….Oh ! et puis ça ne cous regarde pas).
Donc (je n’ai pas encore réussi à vous raconter ma petite histoire, si touchante), la salle était vide, une jeune femme est entrée, elle regardait les tableaux avec attention, un à un, se reculant pour mieux voir, elle avait parfois un air d’approbation, parfois indifférent.
J’attendais avec impatience que nous nous rencontrions.
Ça a été un coup de foudre ! Elle a eu un Oh ! émerveillé, est restée figée d’étonnement, « Que tu es belle » a-t-elle murmuré, son, regard ne quittait pas le mien, je lui souriais le plus tendrement possible, elle a esquissé un sourire timide.
Elle s’est assise sur le siège central, et nous sommes restées là, nous observant longuement, nous étions heureuses…. Tout simplement.
Des visiteurs sont entrés, discutant bruyamment. Elle s’est levée en soupirant avec impatience , m’a fait un petit signe de connivence, et a quitté la pièce à regret, avec un dernier regard amical.
Je me souviens encore d’elle.
Je l’ai revue bien plus tard.
Des japonais me photographiaient avec leurs flash. Elle m’a observée de loin, elle a dit à son amie, « c’est bizarre, je ne sais pas ce qu’il lui ont fait, je ne la reconnais pas vraiment. C’est peut-être l’effet de la vitre. Elle me paraît plus lointaine, et tous ces gens … ».
Elle n’a pas fini sa phrase, s’est éloignée, un peu triste, avec tout de même un petit sourire pour moi. «
Juliette
Copyright © juliette beaudroit
Thème proposé par : " LES IMPROMPTUS LITTÉRAIRES"
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par juliette b.
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RÉCITS
Comme je le fais parfois, (pas trop souvent pour ne pas gaspiller notre eau devenue si précieuse) ce matin j’ai eu une grande envie de prendre un bain, très chaud.
Je m’y suis plongée avec délices….
Et je me retrouve là d’où je vous observe (je n’ai pas le droit de vous faire de révélations sur le lieu).
Je vois M. entre-bailler la porte, il me parle, comme je semble dormir, il s’approche et me secoue un peu, je ne bouge pas…et pour cause.
Une hésitation, une interrogation, une contrariété se lisent successivement sur son visage.
Il va chercher le téléphone et fait un numéro. Il se trompe, bien sûr, d’abord le 13, puis le 17, balbutie quelques explications, on le renvoie au 18, il tombe enfin ! chez les pompiers. …
Quelques longues minutes, il hésite, vide la baignoire, mais sans le soutien de l’eau, mon corps s’affaisse, il essaie de me retenir en soupirant « oh ! mon dos ».
La porte s’ouvre, ils sont là ces braves gars de pompiers, ils me sortent de la baignoire et m’étendent sur le tapis de bain. On commence à m’appuyer violemment sur le thorax, en rythme, puis un joli garçon me fait le bouche à bouche…pas mal, et recommence les pressions sur la poitrine (j’aime moins). Le bouche à bouche c’est tout de même ce que je préfère
Le médecin du Samu arrive enfin, m’ausculte, me fait un electrocardiogramme : il est désespéremment plat (ça je le lui auraits bien dit).
« elle est morte…. »
(C’est sûr)
Entre temps les voisines sont arrivées, bien entendu ! alertées par tout ce tintamarre et les gyrophares.
Mme E . se précipite au cou de M., Mme R. pleure à gros sanglots, son mari aussi est là.
Ils sont tous à me regarder, toute nue. Heureusement je ne suis pas trop mal faite, je n’ai jamais grossi, j’ai les jambes longues, les hanches étroites, une poitrine petite bien sûr, mais assez ferme.
Bon, quelqu’un va peut-être penser à me couvrir…. On étend ma robe de chambre violette sur moi et on me porte dans ma chambre.
Bye, bye ! Juliette
Le médecin du Samu donne à M. un papier, ça doit être l’attestation de décès. Il le pose…n’importe où …et dans un quart d’heure ne saura plus ce qu’il en a fait ! Et ne pas compter sur moi pour le retrouver.
Entouré de ses pleureuses, il va s’affaler sur « mon » fauteuil et murmure en s’essuyant les yeux, (il pleure vraiment ?)
« et en plus,elle ne savait même pas nager »
Alors là ! je me retourne (avec peut-être un peu trop de violence pour un futur Ange) :
Ah ! Mon Dieu ! non! il ne va pas perdre la tête maintenant !
Juliette
par juliette b.
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Il était une fois ….
Une Dame, le visage perplexe, pénètre dans le cabinet de son cardiologue :
- Docteur, je ne sais comment vous expliquer, mais je crois que j’ai un problème au cœur.
- Chère Madame, votre pouls bat calmement, la tension est bonne, l’électrocardiogramme ne révèle rien…
Que ressentez vous ? De l’Angor ?
- Nooooon …. ce ne sont pas des crises d’angoisse
-
- Alors , expliquez-moi ….
- Je ne sais comment vous dire….Mon cœur se sent en déroute, abandonné…oui, je crois que c’est çà « abandonné »
- …C’est que je ne connais pas de remède pour celà….pour les animaux égarés, il y a la SPA, pour les enfants perdus, il y a la DDASS, mais pour les cœurs abandonnés, je ne sais pas….Non je ne sais pas….
Mais, dites-moi, souffrez-vous ?
- Pas vraiment ..
C’est une sensation étrange, comme un souffle
- Un souffle au cœur…mais le vôtre n’est pas très important, vous ne devriez rien ressentir
- Je voulais dire, c’est un souffle froid, un vide, un creux
En fait j’ai le cœur abandonné…et vide et rien à y mettre.
Mais je vis, vous savez, je vis assez bien même
Je n’ai jamais tant souri, tant ri.
En fait on ne s’aperçoit de rien, personne ne le sait….mais j’aimerais que cela cesse, je vivrais mieux.
La Dame quitte le médecin perplexe, feuilletant fébrilement son Grand Livre des « Maladies connues ».
À la porte, Elle rencontre un cœur qui semblait lui aussi en attente. Ils se sourient.
Lui est chaleureux, accueillant, et ils partent ensemble.
Ils furent heureux et eurent beaucoup de petits cœurs ….
SOURIRE
('Ne chercher aucune relation entre cette histoire ... drôle et des personnages et des situations de votre connaissance. Ce ne serait que pur hasard.)
par juliette b.
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